L'organisme Magog refuse va-t-il trop loin?

Jean-Claude Morin est électricien et porte-parole du groupe Magog refuse.... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

Agrandir

Jean-Claude Morin est électricien et porte-parole du groupe Magog refuse.

La Tribune, Jean-François Gagnon

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(MAGOG) Des conseillers municipaux ont exprimé un certain ras-le-bol en parlant des actions du groupe Magog refuse, lundi soir, lors d'une séance ordinaire du conseil de ville de Magog.

Représentant le district de la Rivière, le conseiller municipal Steve Robert a été des plus clair en s'exprimant lors du tour de table des élus à la fin de l'assemblée de lundi. «Vos courriels, Magog refuse, je n'en ai plus besoin. Vous pouvez rayer mon nom de vos listes», a lancé ce conseiller.

De toute évidence, M. Robert juge que Magog refuse, qui regroupe des opposants aux compteurs électriques à radiofréquences, a appliqué trop de pression sur les élus magogois au cours des dernières semaines. «Je me fie à Santé Canada pour une foule de choses et je le ferai encore dans ce dossier», a-t-il déclaré.

Le conseiller Jean-Guy Gingras a pris plus de temps que son collègue pour commenter le dossier et expliquer sa position. Mais il a fait des reproches à peine voilés à Magog refuse, qui comptait plusieurs représentants dans la salle du conseil lundi soir.

«J'ai l'impression que vous pensez qu'on n'est pas capable de déceler la vérité lorsque Hydro-Québec nous présente sa version des faits», a dit M. Gingras, tout en laissant entendre qu'il s'était senti harcelé par des opposants aux nouveaux compteurs d'Hydro-Québec ces dernières semaines.

Pour sa part, Robert Ranger a déploré que des opposants aux appareils d'Hydro-Québec essaient de dissuader le public de participer à la rencontre d'information que la société d'État tiendra demain à Magog.

Cela dit, le conseiller Yvon Lamontagne a avoué qu'il ne voulait de compteur émettant des radiofréquences en continu chez lui, et ce, parce qu'il préfère rester prudent. «C'est une question de prévention pour moi», a-t-il confié.

Les routeurs

Des citoyens présents à l'assemblée de lundi, dont l'électricien Jean-Claude Morin, ont attiré l'attention des élus magogois sur les routeurs qui seront installés dans les rues de Magog quand les nouveaux compteurs feront leur apparition. Il a prétendu que ces routeurs représentaient aussi un danger pour la population locale.

Un autre citoyen, Pierre Talbot, a soutenu qu'il faudrait penser à créer des zones où on ne retrouverait aucune radiofréquence dans les villes. «Ça prendrait des endroits pour que les électrosensibles se reposent», a-t-il proposé avant d'affirmer que des enfants étaient morts à cause de l'utilisation de systèmes wi-fi dans des écoles.

Se présentant comme un biologiste, Denis Tardif est quant à lui venu jeter un pavé dans la mare des opposants. «Ces compteurs sont une goutte d'eau dans l'océan des ondes de faible intensité, a-t-il fait valoir. De plus, ces ondes ont été à l'origine de grands progrès dans nos sociétés modernes. Évitons de sombrer dans la paranoïa.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer