Arbrisseaux: l'inquiétude gagne les citoyens de Compton

À défaut d'obtenir des réponses à leurs nombreux questionnements, les citoyens... (Photo tirée de Facebook)

Agrandir

Photo tirée de Facebook

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Compton) À défaut d'obtenir des réponses à leurs nombreux questionnements, les citoyens de Compton s'inquiètent de la future vocation réservée à l'école Les Arbrisseaux, située directement sur la route147, porte d'entrée du village.

Le bâtiment a été acquis en décembre dernier par un groupe d'homme d'affaires montréalais représenté par Abdus Samad. L'entreprise de biométhanisation de résidus organiques qui devrait y prendre place étant elle-même détenue majoritairement par le conseiller municipal comptonois, René Jubinville, sous l'appellation Technologies Agribiokem inc.

« L'approvisionnement de l'usine en lisier amènera un trafic important et nauséabond sur une route que l'on peut qualifier de touristique, une route qui amène des gens à Compton et à Coaticook, rappelle André Desroches, un résident voisin de l'école. Je m'inquiète aussi pour la nappe phréatique, à savoir ce que l'usine va pomper comme eau et ce qu'elle va rejeter. Ce n'est pas une industrie pertinente dans un lieu où l'agrotourisme est très important, c'est comme avoir un pot de chambre dans son salon de façon permanente! »

Bien qu'une première rencontre ait eu lieu entre les promoteurs et le conseil municipal, le maire Bernard Vanasse déclare que « le projet est embryonnaire et qu'il nous reste beaucoup d'informations à recevoir et à vérifier. Les élus demeurent à l'écoute des citoyens et lorsque le projet se précisera ils en seront informés, mais ce n'est pas du jour au lendemain que nous verrons apparaître l'usine à cet endroit. »

Entre temps, les promoteurs ont fait appel à la firme J.R. Gagnon Affaires publiques, dont le lobbyiste Alain Blanchard assume le rôle de porte-parole officiel du projet. « Pour le moment je n'ai rien à dire, mais ça s'en vient, affirme M. Blanchard. Il y a encore beaucoup de personnes à voir et à consulter. Des sessions d'information seront offertes en temps et lieu. »

Un des premiers obstacles que le projet doit d'ailleurs surmonter est la modification du zonage, puisque le bâtiment est situé en zone agricole. « Le décret quant au zonage agricole a été établi en 1980, l'école possédait donc un droit acquis en tant qu'institution d'enseignement, explique Alain Beaulieu, responsable Urbanisme et réseaux à la Municipalité de Compton. Étant donné qu'il y a un changement d'usage, une demande de changement de zonage doit être déposée à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). C'est un très long processus qui passe d'abord par la modification du schéma d'aménagement, puis par celle du règlement de zonage avant d'aboutir à la CPTAQ. Les promoteurs ont encore bien des réponses à fournir avant que la demande soit déposée. »

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer