Santé : ce sera l'Estrie pour Granby et Cowansville

Gaétan Barrette... (Archives, La Tribune)

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Gaétan Barrette

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Le ministre de la Santé Gaétan Barrette a fait son lit dans le dossier de l'affiliation des CSSS des régions de Granby et Cowansville avec l'Estrie et il n'a pas l'intention de revenir en arrière.

«Je pense avoir été assez clair en commission parlementaire que la Haute-Yamaska et La Pommeraie allaient du côté de l'Estrie. Les amendements ne sont pas encore adoptés, mais je n'ai pas l'intention de séparer les deux entités.»

M. Barrette a fait cette mise au point en entrevue avec La Tribune vendredi, alors qu'à Granby, le débat sévit encore selon ce que rapporte La Voix de l'Est.

Ainsi, le CSSS de la Haute-Yamaska (qui englobe l'hôpital de Granby) aurait envoyé une lettre au ministre pour demander à nouveau d'être intégré au futur CISSS de la Montérégie, plutôt qu'au futur CIUSSS de l'Estrie. Tandis que le CSSS de La Pommeraie (Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins à Cowansville) a réitéré son souhait d'être affilié coûte que coûte à l'Estrie.

Craignant de voir sa population divisée entre deux territoires de Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS), la MRC de la Haute-Yamaska a mis son grain de sel dans le débat, au conseil des maires de mercredi soir, en demandant de conserver l'intégralité de son territoire à l'intérieur d'un seul CISSS.

La MRC demande aussi «de maintenir la desserte des services de santé de 3e et 4e ligne par l'intermédiaire du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke».

«Je suis surpris que le débat sévisse encore dans la région. Il est réglé pour moi», a insisté le ministre M. Barrette.

Son choix s'appuie notamment sur des statistiques selon lesquelles la moitié des citoyens du territoire du CSSS de la Haute-Yamaska vont vers Sherbrooke et que l'autre moitié va vers Montréal, et non pas vers la Montérégie.

Il précise que les instances locales en santé ont aussi été avisées par le Ministère de ce plan de découpage géographique.

À Sherbrooke, le débat a son importance pour le CHUS qui expliquait, le mois dernier, qu'en intégrant les deux CSSS de la Haute-Yamaska et de La Pommeraie, il augmente de 150 000 son bassin de population desservie pour atteindre le seuil stratégique de 500 000 citoyens.

Cela suppose une valeur ajoutée en expertises diverses, mais aussi plus de poids par rapport aux six autres Centres intégrés de santé et de services sociaux qui ont une désignation universitaire pour protéger les surspécialités et leur financement.

À ce propos, le ministre Barrette a également senti le besoin de rassurer à nouveau le CHUS sur le maintien de son statut universitaire. «J'ai eu une conversation téléphonique avec la direction du CHUS et avec celle de l'Agence de la santé hier (jeudi), et elles ont été rassurées, révèle-t-il. Le statut du CHUS, sa mission et son profil d'activités ne changeront pas, ni son financement. Il n'a jamais été question que ça change non plus.»

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