CISSS : «Pour le Dr Barrette, le Centre-du-Québec est une sous-région»

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Yanick Poisson
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(DRUMMONDVILLE) Le Centre-du-Québec au grand complet n'a pas digéré la décision du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de ne pas attribuer un CISSS à la région. Si rien ne change, elle sera la seule région à ne pas avoir de pouvoir décisionnel sur son système de santé.

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« Pour le Dr Barrette, le Centre-du-Québec est une sous-région. Si on n'avait pas fait de nous une région, je me tairais, mais on se doit de nous reconnaître en tant que tel et il n'y a aucune raison valable pour ne pas nous attribuer un CISSS », estime le maire de Drummondville, Alexandre Cusson.

Le politicien fait état d'iniquités flagrantes attribuables à la présence de l'Agence de santé qui régissait à la fois la Mauricie et le Centre-du-Québec, laquelle sera abolie, au grand plaisir des citoyens de la région 17. On craint toutefois que le projet de Loi 10 vienne accentuer ces écarts entre les services offerts de part et d'autre du fleuve Saint-Laurent.

Selon des données compilées auprès de l'Institut de la statistique du Québec, du collège des médecins, des CSSS et de l'ASSS Mauricie-Centre-du-Québec, la population le Centre-du-Québec ne compte que 20 000 âmes de moins que la Mauricie et représente 47 % de la démographie du territoire. Elle compte pourtant sur 42 % des médecins de famille et 33% des médecins spécialistes. Seulement 37 % des dépenses en santé sont faites de ce côté-ci du fleuve.

« On dépense 2540 $ par patient en Mauricie, contre 1681 $ au Centre-du-Québec. Notre région ne sert qu'à faire augmenter le bassin de population et les revenus accordés à la région. Nous sommes la vache à lait de la Mauricie », fulmine le maire Cusson.

L'élu drummondvillois considère le ministre Barrette comme une personne intelligente et compétente, mais a de la difficulté à comprendre ce qui le motive à faire preuve d'autant de fermetures. Selon lui, les dépenses additionnelles reliées à la création du CISSS supplémentaire se limiteraient à deux ou trois salaires.

« Ce n'est pas tant la réponse que l'attitude adoptée par le ministre qui inquiète. Il nous traite comme des individus de deuxième ordre. On dirait qu'il a beaucoup d'amis en Mauricie et qu'il a quelque chose à cacher. On en est à souhaiter qu'il ne privilégiera pas d'autres régions avant la nôtre parce que nous protestons. Si c'est le cas, ce sera une déclaration de guerre », continue-t-il.

 

Rencontre avec le premier ministre

Au cours des dernières semaines, Alexandre Cusson et Alain Rayes ont obtenu un appui de taille des cinq députés du Centre-du-Québec, tous de la Coalition avenir Québec. Le Conseil des médecins, et maintenant les administrations de CSSS et certains hommes d'affaires se sont ligués afin de demander au ministère de la Santé de casser sa décision.

Les maires ont demandé à rencontrer le premier ministre Philippe Couillard afin de leur faire part de leurs inquiétudes et de leurs doléances. Ils souhaitent obtenir un rendez-vous rapidement.

« Je ne crois pas que les gens de Sherbrooke aimeraient que leurs dossiers de santé soient traités à Granby, comme je comprendrais que les gens de Trois-Rivières soient offusqués si c'était géré à partir de Drummondville. Nous espérons que le premier ministre comprendra », conclut-il.

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