Graymont: les citoyens de Dudswell prêchent la prudence

Plus d'une centaine de personnes ont pris part... (La Tribune, Christine Bureau)

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Plus d'une centaine de personnes ont pris part mardi soir à la consultation publique menée par la MRC. En aménageant deux nouveaux sites pour l'entreposage de pierres non-valorisables, Graymont prévoit pouvoir fonctionner encore 50 à 60 ans.

La Tribune, Christine Bureau

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(Dudswell) « Oui, mais prudence » C'est, en somme, l'appel d'une voix commune qu'ont semblé lancer mardi les résidants de Dudswell présents à la consultation publique organisée par la MRC, en lien avec la demande de Graymont d'établir deux nouveaux sites de pierres non valorisables.

Plusieurs ont avoué avoir des « inquiétudes », notamment concernant la qualité de l'eau du lac d'Argent et l'impact sur le paysage, mais aucun citoyen ne s'est fermement révélé contre le projet.

Pour répondre à la demande de Graymont, la MRC doit modifier son schéma d'aménagement. C'est cette modification du plan qui a été présentée mardi soir par l'aménagiste de la MRC, Jérôme Simard. Selon lui, le premier site visé par l'usine de chaux du secteur de Marbleton, au coin du chemin Poulin et de la route 255, aurait peu d'impacts, comparativement au deuxième site, celui-là situé à 1,1 km à l'ouest de la tête du lac d'Argent.

Sur ce lot, il est prévu que les amas de pierres commenceront à dépasser les arbres d'ici 20 à 25 ans et jusqu'à ce qu'ils atteignent 16 à 20 mètres de plus. La MRC affirme avoir prévu avec la compagnie des mesures de végétalisation de toutes les haldes et écrans buttes construites dans le futur par Graymont, des mesures qui doivent se faire au plus tard le 31 mai de chaque année.

« Tout ce qui [a été] présenté ce soir a fait l'objet d'échanges avec la compagnie, de beaucoup d'échanges avec la compagnie [...] et est réalisable par la compagnie », a assuré Jérôme Simard, parlant notamment de restreindre le transport de la pierre à la période de l'hiver.

Réactions partagées 

Mais ceux qui habitent près du lac ont dit craindre de voir leur lac se détériorer au fil du temps. Le règlement de la MRC demande à la compagnie de veiller à garder la qualité de l'eau, mais ne précise pas les moyens que Graymont devra prendre. Une façon, dit-elle, de garder la porte ouverte à de futures innovations dans le domaine, mais aussi une latitude qui en a fait sursauter plusieurs.

« Là je regarde, la halde du lot numéro deux, située directement dans le bassin versant du lac. Pourquoi ne pas se reculer? J'ai regardé mes cartes, et elle est à la plus mauvaise place qu'elle pourrait être pour l'érosion », a déploré Serge Doyon, en parlant du versant est de la montagne. Une observation partagée par Allan James, résidant du versant ouest de la montagne. « Il n'y a aucune façon de contrôler ça, même si tu faisais dix bassins de rétention d'eau », a-t-il plaidé.

Les commentaires sont acceptés jusqu'à vendredi à l'adresse courriel suivante : jerome.simard@hsfqc.ca

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