La patron d'Assurances Promutuel résigné face à la démolition

Le président et directeur général d'Assurances Promutuel, Pierre Bélair,... (La Tribune, Ronald Martel)

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Le président et directeur général d'Assurances Promutuel, Pierre Bélair, pose en face du chantier de construction de son nouveau siège social, rue Laval à Lac-Mégantic. Les grands froids ont un peu ralenti le travail sur ce chantier, ces derniers jours, mais il a bon espoir de pouvoir aménager ses nouveaux locaux au début d'avril.

La Tribune, Ronald Martel

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Ronald Martel
La Tribune

(Lac-Mégantic) «On se résigne... Depuis un an que la décision est prise et que nous sommes devenus actifs pour se trouver autre chose, indépendamment de ce qui arriverait avec l'édifice du centre-ville sinistré», affirme le p.-d.g. d'Assurances Promutuel, Pierre Bélair.

«Il y avait tellement d'incertitude, il fallait nous brancher... On ne pouvait pas attendre indéfiniment. Car par le fait même de nos activités d'entreprise, nous avions à être très actifs dès le lendemain de la tragédie, nous étions les assureurs d'une majorité des sinistrés!»

Le p.-d.g. avoue qu'il a envisagé, au point de départ, une relocalisation de son entreprise plus au nord de la ville. Mais les autorités municipales lui ont fait savoir que les usages du zonage, dans le secteur qu'il convoitait pour s'installer, ne permettait aucun type de services.

«Nous regardions pour trouver et acheter un édifice existant, pour ne pas recommencer à zéro. Ça n'a pas fonctionné. Pour la résidence que nous avons finalement achetée, où le zonage permettait qu'on s'y installe, il était impossible d'obtenir un permis de démolition. Dès le début, nous avons eu l'intention de la déménager, mais en cours de route, la Ville de Lac-Mégantic nous en a fait une obligation. Nous l'avons vendue finalement pour qu'elle soit déplacée, en travaillant avec le nouveau propriétaire pour minimiser les délais le plus possible, afin de ne pas retarder notre projet de construction», révèle M. Bélair.

«Il y a quand même eu des délais indus, occasionnés par toutes ces démarches, qui ont retardé notre projet. On aurait dit que la Ville souhaitait nous voir nous installer ailleurs! Également, nous avions peur que le Plan d'intégration architecturale, appliqué par le Comité d'urbanisme, nous fasse retarder encore davantage nos plans, mais le tout s'est bien déroulé.»Investissement de 2 millions $La construction de ce nouvel édifice implique un investissement global de plus de 2 millions$. Au chapitre de l'échéancier, Pierre Bélair espère que ses locaux seront accessibles vers la fin de mars 2015.

Revenant sur le centre-ville sinistré, il convient qu'on ne peut rien faire concernant le passé. «Nous avons obtenu des rapports qui démontrent que 20 pour cent de la superficie du sous-sol de notre ancien édifice, dans la zone rouge, est contaminé par le pétrole. Les coûts de décontamination auraient été très élevés. Il aurait fallu soulever le bâtiment qui avait été beaucoup rénové avec les années, en assurer le soutènement puis aller décontaminer. Je ne suis pas certain que ce vieil édifice, qui abritait jadis l'école anglaise de Lac-Mégantic, la «High School», aurait pu résister à cette opération», fait remarquer M. Bélair.

«J'ai espoir qu'il se fasse quelque chose de bien, à l'ancien centre-ville, en terme d'infrastructures. Car nous avons besoin de nous doter de certaines possibilités pour faciliter notre avenir économique. Par exemple, dans le passé, nous aurions pu accueillir des activités du Groupe Promutuel, mais nous n'avions pas d'endroit pour coucher notre monde et pour tenir des réunions avec une salle adéquate à Lac-Mégantic. Plusieurs grands événements nous échappent à cause de ces manques d'équipements appropriés», a-t-il indiqué.

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