North Hatley: le projet de règlement 13-14 suscite la grogne

Le citoyen Hugh Gwyn a pris la parole... (Imacom, Frédéric Côté)

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Le citoyen Hugh Gwyn a pris la parole lors de la consultation publique concernant le projet de règlement 13-14. Équipé de pancartes et de photographies, il a tenté de démontrer aux intervenants de laMRC que le rapport suggérant la redéfinition des zones inondables contenait des imprécisions.

Imacom, Frédéric Côté

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(MAGOG) Le projet de développement immobilier de Richard Laliberté continue de susciter la grogne à North Hatley. De nombreux citoyens ont pris la parole lors de la consultation publique concernant le projet de règlement 13-14 tenue jeudi soir.

Rappelons que le projet immobilier vise la construction de 230 unités de logement et la construction de bâtiments de cinq étages. Toutefois, pour aller de l'avant, la MRC de Memphrémagog doit réviser son schéma d'aménagement en lien avec la zone inondable existante au centre-ville du village.

Le projet de règlement 13-14 vient donc modifier le schéma d'aménagement en identifiant dorénavant deux zones inondables distinctes, soit une zone de grand courant coté 0-20 ans - ce qui signifie qu'elle est inondée en moyenne une fois toute les 20 années - et une zone 0-100 ans de faible courant. Cette nouvelle cote fait en sorte que les normes applicables en matière d'immobilier sont moins contraignantes.

«La zone inondable que l'on retrouvait avait été déterminée lors de l'adoption du schéma d'aménagement de 1986 selon la méthode de pinceau large», a tout d'abord fait valoir Hughes Ménard, coordonnateur à l'aménagement, aux quelque 70 personnes présentes.

«Dans un souci d'avoir une meilleure définition de la zone inondable, la municipalité a fait faire une nouvelle analyse par une firme d'experts avec une autre méthodologie plus précise qui repose sur deux données, le débit et le niveau d'eau», a-t-il poursuivi.

Dorénavant, le schéma présenterait deux zones, encore la zone grand courant, mais également une zone faible courant. Le projet de règlement 13-14 vise également à donner une définition précise aux cours d'eau et modifie la règlementation concernant le nombre de bâtiments accessoires permis à l'intérieur de la zone inondable.

Les questions et les commentaires n'ont pas tardé à fuser dès la fin de l'exposé de M. Ménard, portant tous principalement sur la redéfinition des zones inondables.

Une résidante de North Hatley depuis 10 ans a rappelé aux représentants de la MRC les inondations qu'a connues le village dans les dernières années. «Comment peut-on arriver à cette conclusion-là [avoir une zone de 0-100 ans], quand j'ai vu moi-même au moins deux inondations en 10 ans dans cette zone?»

De son côté, Gisèle Benoit a déploré que la MRC ne procède pas à une révision globale du schéma d'aménagement au lieu de le modifier «à la pièce». Elle a également questionné la motivation de la MRC à préciser la zone inondable du village. «Est-ce que cet exercice a été fait pour bien identifier la zone inondable ou était-ce simplement pour favoriser la construction d'un développement domiciliaire?» a-t-elle demandé aux intervenants.

Une autre citoyenne a quant à elle abordé la question de la responsabilité en cas d'inondation.

«Si jamais il y a du développement immobilier et que des résidants qui étaient déjà présents à North Hatley se retrouvent inondés à cause de ces changements, qui sera responsable?» a-t-elle questionné.

Michèle Gérin a quant à elle déploré l'absence des experts ayant réalisé l'analyse des zones inondables à la rencontre d'hier. «Ce sont eux qui pourraient véritablement répondre à nos questions», a souligné Mme Gérin.

Robert Benoit a également critiqué l'absence d'experts. «J'espère que le principe de précaution va prévaloir dans les décisions que vous allez prendre», a-t-il souhaité.

À cet effet, M. Ménard a précisé que l'expert ayant réalisé le rapport avait dû annuler sa présence la journée même pour cause de maladie.

Finalement, Hugh Gwyn a mis en doute la méthodologie du rapport ayant servi au tracé des nouvelles zones inondables. «Le rapport fait preuve de manque de rigueur scientifique. Une nouvelle étude doit être entreprise», a affirmé M. Gwyn avant d'être chaudement applaudi.

Les citoyens désirant émettre des commentaires concernant le projet de règlement 13-14 ont jusqu'au 30 janvier pour le faire via le site internet de la MRC.

Après cette date, la MRC devra adopter le règlement, avec ou sans modification, lors d'une assemblée. Elle devra ensuite le soumettre au gouvernement qui dispose de 60 jours pour donner son approbation.

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