Compteurs intelligents: Hamm sent la population préoccupée

Vicki May Hamm... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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Vicki May Hamm

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(MAGOG) Constatant que la population est préoccupée par les effets des radiofréquences sur la santé humaine, la mairesse de Magog, Vicki May Hamm, croit qu'Hydro-Québec devrait se montrer à l'écoute dans le dossier des compteurs dits intelligents.

«Je ne suis pas contre la technologie, pas du tout, précise Mme Hamm. Mais la réalité c'est qu'on commence à être bombardé d'ondes dans nos sociétés modernes. Dans le confort de leur foyer, il serait normal que les gens puissent choisir s'ils veulent ce genre de chose chez eux ou pas.»

D'après la mairesse, il aurait été préférable qu'Hydro-Québec mise sur la fibre optique pour recueillir davantage de données liées à la consommation d'électricité de sa clientèle. «Ça aurait été la meilleure technologie pour ça», affirme celle qui s'intéresse de près au concept de ville intelligente.

Vicki May Hamm est consciente que de nombreux ménages au Québec ne profitent pas des avantages de la fibre optique, mais elle plaide pour que cette réalité change. «Il y a des pays, ailleurs dans le monde, où on juge que c'est essentiel.»

Assidue des réseaux sociaux, Mme Hamm confie avoir constaté par l'entremise de ces plates-formes que la question des «compteurs intelligents préoccupe énormément de gens».

«Les gens pensent qu'il faut protéger les personnes pouvant être malades à cause des ondes émises, même si elles représentent seulement une faible proportion de la population.»

Une interdiction?

Sensible aux arguments des opposants aux compteurs de nouvelle génération, la Ville de Magog songe à adopter une réglementation pour empêcher Hydro-Québec d'installer de tels appareils sur son territoire. Hydro-Magog s'est pour sa part déjà conformée à la vision des élus magogois relativement à l'utilisation de ces appareils.

Selon des observateurs bien informés, il est probable qu'une ville soit en mesure d'interdire l'installation de compteurs émettant des radiofréquences de façon continuelle. La mairesse attend une opinion juridique à ce sujet à court terme.

Cela dit, pas question pour la Ville de Magog de se lancer seule dans une rude bataille contre Hydro-Québec. «On ne mènera pas une grande bataille juridique avec l'argent de nos contribuables, promet Mme Hamm. Mais, si un bon nombre de villes souhaitent se mobiliser, une dynamique différente sera créée.»

La mairesse de Magog précise qu'elle soumettra le dossier à l'Union des municipalités du Québec dans un proche avenir. «Je vais amener ça à l'UMQ. Elle ne s'est jamais penchée sérieusement là-dessus», note-t-elle.

Plusieurs dirigeants municipaux seront sans doute réceptifs. Cependant, Mme Hamm sait que certains maires préféreraient nettement que ce soit le gouvernement du Québec plutôt que les villes qui soit interpellé.

Des dizaines de municipalités québécoises ont jusqu'à présent adopté des résolutions déplorant l'approche et les visées d'Hydro-Québec dans ce dossier. Mais la portée de ce type d'action demeure limitée.

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