Compressions en santé: les syndiqués en ont ras le bol

Le vice-président de la CSN au Centre-du-Québec, Claude... (La Tribune, Yanick Poisson)

Agrandir

Le vice-président de la CSN au Centre-du-Québec, Claude Audy, entouré de la présidente du Syndicat des travailleurs du CSSSD, Marisol Girardot, et de Robert Goulet, préposé aux bénéficiaires.

La Tribune, Yanick Poisson

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Quelques dizaines de travailleurs du Centre de santé et de services sociaux de Drummond (CSSSD) se sont réunis, lundi midi, afin de protester contre de nouvelles coupures qui devraient affecter les services offerts, notamment en CHSLD et à domicile.

La direction du CSSSD a effectivement procédé à l'abolition de sept postes et à la transformation de cinq autres de temps complet à temps partiel. On craint que cette décision contribue à déstabiliser la prestation de services, au détriment des soins offerts à une clientèle qui n'a pas nécessairement toute sa tête.

«Nos travailleurs oeuvrent auprès de personnes confuses qui ont besoin de stabilité. Nous craignons qu'avec l'apparition d'un aussi grand nombre d'employés à temps partiel, nous perdions le lien d'appartenance avec les usagers et que les travailleurs n'aient pas la même imputabilité. Cette façon de faire aura un impact tant sur la population que sur nos membres», déplore le vice-président de la CSN au Centre-du-Québec, Claude Audy.

Selon Robert Goulet, préposé aux bénéficiaires au CSSS, la direction est en train de saborder dans le travail fait par les syndiqués, il y a une douzaine d'années, afin de mieux organiser le travail. On avait alors démontré qu'il était préférable de compter sur une douzaine de travailleurs à temps complet que sur une multitude d'employés à temps partiel.

«Le directeur (Yves Martin) est en train de sacrer la volée dans mon monde (les préposés aux bénéficiaires) et après il se vante que son budget est équilibré. Il s'en lave les mains parce que les CSSS disparaîtront bientôt, mais c'est sûr qu'on va se retrouver avec un problème rendu là», estime le travailleur mécontent.

Le syndicat estime que ces nouvelles coupures représenteront une surcharge de travail pour les autres employés et qu'il ne serait pas surprenant que cette pression additionnelle se transforme en une augmentation du nombre de maladies. Pendant ce temps, on note une augmentation du nombre de cadres un peu partout dans les établissements du CSSS.

M. Audy s'en est également pris à l'offre du gouvernement qui prévoit des augmentations de 3 % sur cinq ans. Il considère cette offre comme ridicule, surtout pour les préposés aux bénéficiaires qui ne gagnent pas 400 $ par semaine une fois l'impôt payé.

Les mains liées

Au CSSSD, on dit comprendre l'inquiétude des travailleurs en lien avec cette réorganisation du travail, mais le Centre est dépendant des objectifs du ministère de la Santé en matière de restriction budgétaire.

«On peut comprendre l'inquiétude des syndicats, mais nous travaillons conjointement avec eux afin de définir ce qui sera le mieux pour tout le monde. Nous avons des rencontres prévues en janvier», affirme la porte-parole du CSSSD, Nathalie Piché.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer