Alexandre reçoit un bras pour Noël

Le petit Alexandre a reçu un bras robotisé... (La Tribune, Yanick Poisson)

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Le petit Alexandre a reçu un bras robotisé pour son anniversaire et Noël. Il pose en compagnie du président de la fondation Un Pont vers l'autonomie, Samuel Fleurant Beauchemin, et du porte-parole de la fondation, William Deslauriers.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Pendant que d'autres recevront jeux vidéo, vêtements et jouets de toutes sortes, le petit Alexandre vient tout juste de recevoir bras robotisé, un cadeau d'une valeur inestimable pour un petit bonhomme atteint de dystrophie musculaire.

Ça fait maintenant huit ans que le Kingseyfallois de 13 ans a appris qu'il était victime de cette maladie qui allait changer grandement le cours de sa vie et en limiter sa qualité. Depuis, il a vu chacun de ses gestes devenir plus difficile, tant et si bien qu'il est maintenant prisonnier de son fauteuil roulant et que la motricité de ses bras ne lui permet plus d'effectuer certains mouvements pourtant fort simples.

«J'ai maintenant de la difficulté à ramasser des choses au sol ou dans les armoires. C'est vraiment un beau cadeau pour Noël et pour mon anniversaire qui vient juste de passer», affirme le garçon.

C'est le président de la fondation Un Pont vers l'autonomie, Samuel Fleurant Beauchemin, qui a approché la famille du petit Alexandre pour lui offrir ce cadeau d'une valeur de 40 000 $. Le bras robotisé, fabrication de Kinova, était sans propriétaire depuis que le frère de Samuel, Guillaume, a rendu l'âme, en février dernier. Il était, lui aussi, atteint de dystrophie musculaire.

«Je tenais à ce que ce soit quelqu'un atteint de la même maladie que mon frère qui puisse en bénéficier, c'est pour cette raison que ça a été plus long avant de trouver un nouveau propriétaire. Alexandre sera considéré comme un testeur et il sera suivi par le Centre de réadaptation Interval. Ils tenteront d'atteindre la pleine autonomie du bras», explique le président.

Samuel Fleurant Beauchemin ne cache pas son émotion relativement à cette décision de remettre le bras robotisé de son frère à un autre jeune garçon. Il a travaillé d'arrache-pied afin d'amasser les sommes nécessaires à cette acquisition qui aura permis d'améliorer la qualité de vie de Guillaume pendant un peu moins d'un an. Le bras robotisé servira maintenant à une autre personne.

«Mon frère, c'est mon inspiration. C'est grâce à lui que j'ai créé cet organisme et c'est pour lui que je continue», ajoute Samuel.

«Comme une machine»

Afin de parfaire le financement de son organisme, le jeune Fleurant Beauchemin a mis sur pied un événement intitulé «Pourquoi pas en rire, ça coûte pas un bras» et mettant en vedette William Deslauriers, David Jalbert et l'humoriste Guillaume Wagner. Cette soirée-bénéfice aura lieu au Complexe Sacré-Coeur le 27 février et vise à amasser 25 000 $ pour l'achat d'un troisième bras.

Pour l'occasion, Deslauriers et Jalbert ont composé une chanson intitulée Comme une machine, qui deviendra la chanson fétiche de la fondation victoriavilloise.

«Dans cette chanson composée spécialement pour la Fondation, on fait le parallèle entre le corps humain et une machine. La Fondation, c'est un peu le garage où on vient faire les changements d'huile», commente William Deslauriers, le porte-parole d'Un Pont vers l'autonomie.

Les sommes recueillies lors de cet événement serviront à acheter un troisième bras robotisé (il y a également un bénéficiaire à Trois-Rivières). Samuel Fleurant Beauchemin espère en acquérir un quatrième avant la fin de l'année.

En plus d'offrir le prêt d'équipements, la Fondation offre un service d'aide à domicile, ainsi qu'un service de soins de santé à l'intention de la famille des bénéficiaires.

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