Fête nationale: les coupes soulevent l'indignation

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Les récentes coupures annoncées par le gouvernement du Québec relativement à l'organisation des rendez-vous de la Fête nationale ont soulevé l'indignation de la Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec (SSJBCQ) et de ses partenaires.

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Gisèle Denoncourt

«En plus d'être insignifiantes dans le portefeuille du gouvernement, ces annonces de coupures sont méprisantes envers tout le travail effectué par les bénévoles et les donateurs. C'est donc avec une certaine indignation que nous dénonçons ces compressions imposées à la Fête nationale», affirme la directrice générale de la SSJBCQ, Gisèle Denoncourt.

Au Centre-du-Québec en 2014, le budget global des 46 sites de fêtes était de 530 000 $. De cette somme, seulement 18 % provenaient de subventions gouvernementales. Les comités organisateurs, formés en majorité de bénévoles, ont forgé le budget avec 82 % d'autofinancement. Il provient notamment de sollicitation auprès des municipalités et des entreprises, ainsi que des profits reliés à la vente de produits.

Mme Denoncourt explique que le budget attitré à l'organisation de la Fête n'a pas été majoré de 2006 à 2013. L'an dernier, la SSJBCQ a eu droit à une hausse de près de 10 000 $ et devait en avoir une nouvelle de 4000 $ en 2015. En plus d'annuler l'augmentation annoncée, le gouvernement Couillard a annoncé des coupures de près de 7000 $.

«Les compressions annoncées pour 2015 ramèneraient l'augmentation à 2705 $ depuis 2006, répartie entre toutes les fêtes du Centre-du-Québec. À la SSJBCQ, nous trouvons que c'est trop peu pour soutenir la plus grande célébration du peuple québécois», précise la directrice.

Pour François Beaudreau, président de la SSJBCQ, le rôle de l'État ne s'arrête pas à la gestion financière visant l'atteinte du déficit zéro. Son rôle consiste aussi à soutenir l'organisation de célébrations nationales afin d'unir et de rassembler les Québécois autour de festivités à la hauteur de leurs attentes.

«Une démonstration ferme de la volonté politique du gouvernement envers la reconnaissance de l'identité, de la fraternité et de la culture québécoise est essentielle. Il semble toutefois que le gouvernement actuel ne se préoccupe pas beaucoup des questions identitaires et linguistiques au Québec», fulmine-t-il.

«Pendant ce temps, le gouvernement fédéral fait le nécessaire afin de commémorer l'histoire canadienne. Il a compris que c'est ce que ça prend pour former un peuple uni», renchérit Mme Denoncourt.

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