Santé: le Centre-du-Québec sous tutelle, disent les maires

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Gaétan Barrette

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Les maires de Drummondville et Victoriaville, Alexandre Cusson et Alain Rayes, ont effectué une sortie publique, mercredi matin, afin de déplorer l'attitude de fermeture dont fait preuve le ministre Gaétan Barrette, qui souhaite maintenir la tutelle du Centre-du-Québec par la Mauricie.

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Alain Rayes

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« Pour Drummondville et Victoriaville, cet enjeu a une réelle importance, et c'est pour cela que nous parlons d'une seule voix. La gestion des établissements de santé, ça va au-delà des hôpitaux. Ce sont des résidences pour aînés, des CLSC, des organismes communautaires de proximité. Le ministre fait fausse route en demandant à Trois-Rivières d'assurer notre tutelle. Cette gestion doit se faire ici, chez nous », déclare le maire de Drummondville.

« La seule région au Québec qui n'a aucun contrôle sur l'administration des services de santé, c'est le Centre-du-Québec. M. Barrette et le gouvernement du Québec ont présentement une occasion en or de reconnaître le Centre-du-Québec comme une région administrative à part entière », renchéri Alain Rayes, qui rappelle qu'il existe au Québec 17 régions administratives, mais seulement 16 régions sociosanitaires. À ce chapitre, seul le Centre-du-Québec n'est pas reconnu, même si elle est plus populeuse que plusieurs autres régions du Québec qui ont ce statut.

Démonstration

Le 14 novembre dernier, les maires ont fait parvenir au ministre de la Santé et des Services sociaux un plaidoyer en faveur de la création d'un Centre intégré de santé et de services sociaux, tel que défini dans le projet de loi 10, assorti d'une demande de rencontre urgente. Le 8 décembre, les deux maires, accompagnés des présidents des conseils des médecins, dentistes et pharmaciens des deux territoires, ont pu rencontrer le ministre à ses bureaux de Montréal.

«Lorsque le ministre Barrette a ouvert la bouche la première fois devant nous, c'était pour nous dire que son idée était déjà faite.»


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Alexandre Cusson

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Les médecins ont pu faire la démonstration que, sur le plan médical, le Centre-du-Québec serait assurément mieux servi avec son propre CISSS.

« Lorsque le ministre Barrette a ouvert la bouche la première fois devant nous, c'était pour nous dire que son idée était déjà faite. Nous n'avons senti aucune ouverture de sa part », soutiennent les maires en furie.

À la fin de la rencontre, le ministre a toutefois confirmé aux deux maires qu'il allait leur revenir avec une proposition dans les 48 heures. « Il aura finalement fallu plus d'une semaine pour que le ministre nous confirme qu'il n'entendrait pas la voix du Centre-du-Québec et qu'il s'obstinait à nous maintenir sous tutelle. Pour nous, c'est inacceptable ».

Rappelons que le projet de loi 10 du gouvernement libéral prévoit la fin de la gestion du système de santé au Centre-du-Québec avec l'abolition des Centres de santé et de services sociaux, dont ceux de Drummond et d'Arthabaska-et-de-l'Érable, afin de créer une mégastructure qui sera gérée à partir de Trois-Rivières. Cela malgré le fait que la population du Centre-du-Québec connaît une croissance deux fois plus rapide que celle de la Mauricie et que ses besoins sont différents.

Les maires ont tenu à saluer le travail en commission parlementaire des députés de la Coalition Avenir Québec, qui défendent depuis plusieurs semaines la création d'un CISSS au Centre-du-Québec.

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