Une usine d'épuration unique en Amérique du Nord

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Le maire de Victoriaville, Alain Rayes, entouré des ministres  Laurent Lessard et Denis Lebel.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) La Ville de Victoriaville a bénéficié des sommes provenant du Fonds fédéral de la taxe sur l'essence et d'une subvention du gouvernement provincial afin de faire l'acquisition d'une nouvelle technologie de déshydratation des boues usées, laquelle permettra, espère-t-on, de faire économiser 200 000 $ annuellement et limiter la diffusion de gaz à effet de serre.

« Nous sommes les premiers en Amérique du Nord à équiper notre usine d'épuration des eaux avec ces dispositifs. Ils servent à assécher la boue provenant du traitement des eaux afin que l'on ne transporte que les résidus, pas l'eau », explique le maire de Victoriaville, AlainRayes.

Selon le ministre responsable du Centre-du-Québec, Laurent Lessard, cet investissement concorde avec les convictions d'une Municipalité qui a choisi de mettre un maximum d'efforts afin de réduire son empreinte écologique sur l'environnement.

La Ville a également profité des deniers qui lui étaient alloués pour faire l'acquisition de deux flotatteurs et pour bâtir une nouvelle station de pompage, on estime la valeur de ces ajouts à 6 millions $. Victoriaville paiera 1,3 million $ et les gouvernements se partageront le reste de la facture.

« Les infrastructures, c'est la base de tout. On a beau mettre tout le crémage qu'on veut sur le gâteau, si le dessous est fini, il va s'effondrer, illustre le ministre de l'Infrastructure, des Collectivités et des Affaires intergouvernementales, Denis Lebel. Le Fédéral ne possède que très peu d'infrastructures, mais nous tenons à y participer. »

Selon le directeur du service de l'environnement à la Ville, ces modifications permettront d'augmenter de 33 % la capacité de traitement de l'usine d'épuration et devraient convenir au développement démographique et économique victoriavillois pour les 20 prochaines années. L'usine traite 32 millions de litres d'eaux usées chaque jour et Victoriaville investit 2 millions $ annuellement dans ce processus crucial.

« L'objectif de cet investissement est d'assurer le développement de Victoriaville. Ce n'est pas nécessairement sexy comme annonce, mais c'est essentiel. Parmalat n'investirait pas 40 millions $ dans notre municipalité si on ne pouvait pas traiter leurs rejets, ils iraient ailleurs », a statué le maire.

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