Cascades quitte East Angus

Cascades signe son départ définitif d'East Angus. Après avoir fermé la... (Archives La Tribune, René Marquis)

Agrandir

Archives La Tribune, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Christine Bureau</p>

(East Angus) Cascades signe son départ définitif d'East Angus. Après avoir fermé la papetière en septembre dernier, l'entreprise a conclu une entente afin de vendre ses actifs de fabrication et de transformation de carton plat à une compagnie américaine. La cartonnerie d'East Angus, qui emploie 90 travailleurs, fait partie du lot.

« Les dirigeants de Cascades sont venus l'apprendre à tous les employés [jeudi] matin. Pour l'instant, on essaie de le prendre positivement. On a été vendu à un gros joueur », fait remarquer le président du Syndicat des travailleurs des pâtes et cartons, Yves Gagnon.

Ce gros joueur, c'est Graphic Packaging Company (GPI), une entreprise américaine prête à payer 44,9 millions $ pour les unités de Cascades Carton Plat situées à East Angus, Jonquière, Winnipeg (Manitoba), et Mississauga et Cobourg (Ontario). « Ce qu'on sait de cette compagnie [GPI], c'est que c'était un de nos compétiteurs. C'est une compagnie qui est présente dans 15 pays, sur tous les continents », poursuit le président du Syndicat.

Cette acquisition permettra à GPI d'entrer sur le marché canadien. « Je te mentirais si je te disais qu'il n'y pas d'inquiétudes. Oui, il y en a qui sont plus inquiets que d'autres, mais on le prend positivement. On va attendre de voir ce qui va arriver », indique-t-il.

Sur son site internet, GPI se décrit comme le « leader en Amérique du Nord » sur le marché du carton plat. « Nous connaissons une forte croissante depuis les dernières années. Durant les 24 derniers mois seulement, nous avons fait trois nouvelles acquisitions en Europe. Nous nous réjouissons de notre arrivée au Canada », a souligné la vice-présidente aux relations humaines chez GPI, Carla Chaney. Tant que la transaction n'est pas officielle, elle ne peut confirmer ce qu'il adviendra des cinq unités de Cascades. Elle promet toutefois qu'une équipe rencontrera les travailleurs dès qu'il sera possible de le faire.

« Notre intention est de visiter chacune des cinq usines. Nous enverrons un groupe de leaders qui pourra répondre aux questions des employés. Je sais que c'est difficile pour eux en ce moment, mais nous ne pouvons pas encore les rencontrer, car ce sont ne pas encore officiellement nos employés », a-t-elle indiqué, en précisant que la transaction devrait être complétée au début de l'année 2015.

Concentrer ses investissements

Selon Cascades, cette entente avec GPI est une décision stratégique qui n'est aucunement basée sur la performance de ses actifs dans le carton plat. « C'est une décision d'affaires. Cascades se pose la question, où veut-elle être dans le futur ? On veut concentrer nos investissements dans certains secteurs, l'emballage, le papier tissu et la récupération », explique le porte-parole de Cascades, Hugo D'Amours, qui ajoute que cette transaction pourrait permettre de réduire la dette de l'entreprise.

« On a mis ces actifs en vente sur le marché pour voir qui seraient intéressées. Il y a plusieurs entreprises qui étaient intéressées, mais je vous dirais que l'offre de GPI était la plus intéressante pour Cascades », indique-t-il. Hugo D'Amours ignore cependant les intentions de GPI sur le marché canadien. « Ce que je peux vous dire, c'est que GPI est une entreprise qui ressemble beaucoup à Cascades, à l'exception qu'elle est plus concentrée dans le secteur du carton plat », poursuit-il.

« Positif »

Tout comme les travailleurs de la cartonnerie, le maire d'East Angus, Robert Roy, réagit « positivement » à la nouvelle de cette acquisition. « J'avais eu des ouï-dire la semaine passée qu'il y aurait peut-être une transaction chez Cascades, mais je ne savais pas quoi. Quand j'ai su que c'était le carton, j'ai eu peur sur le coup, mais d'un autre côté, c'est rassurant. Avec internet, on peut s'informer assez rapidement sur une compagnie. Quand j'ai remonté dans ses bilans financiers, j'ai vu qu'elle faisait des profits. C'est une compagnie extrêmement solide », explique-t-il.

Lui aussi reste cependant dans l'incertitude. « C'est juste de savoir ce qu'eux vont vouloir en faire [de cette unité]. On va les laisser faire la transaction, mais je suis déjà à l'affût. S'ils veulent nous rencontrer, on est ouverts et prêts à le faire », souligne le maire, glissant au passage qu'il y a une usine vacante tout juste à côté de la cartonnerie. « On va voir ce qu'on peut faire avec eux pour travailler ensemble », dit-il.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer