Fortin s'étonne de la «volte-face» des commissions scolaires

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Les présidents des quatre commissions scolaires de la région, Gilles Normand (CSRS), Jean-Philippe Bachand (CSS), Yves Gilbert (CSHC) et Michael Murray (C.S. Eastern Township), ont dévoilé mercredi la contre-proposition qu'ils souhaitent présenter au ministre de l'ÉducationYves Bolduc.

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(SHERBROOKE) Les députés libéraux Karine Vallières et Luc Fortin se disent très surpris de la « volte-face » des commissions scolaires de la région, avec le scénario de deux commissions scolaires francophones qu'elles proposent, plutôt qu'une seule. « Je ne comprends pas ce revirement à 180 degrés », indique le député de Sherbrooke, Luc Fortin.

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Luc Fortin

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M. Fortin soutient que les échanges avec les organisations ne laissaient pas entrevoir une telle contre-proposition. Il cite d'ailleurs le président de la CSRS, Gilles Normand, qui estimait qu'une seule commission scolaire était « faisable ».

« Elles évoquent certaines raisons pour prendre position en favorisant deux commissions scolaires, dont la diversité du territoire, urbain et rural. La réalité géographique n'a pas changé dans les deux dernières semaines. Pourquoi ils étaient d'accord et pourquoi ils ne le sont plus? On a une réunion la semaine prochaine, c'est une question que je vais leur poser », lance Luc Fortin. « Les signaux étaient clairs par les déclarations publiques et les discussions qu'on a eues. C'est une volte-face totale. »

La députée de Richmond Karine Vallières a sensiblement le même discours.

Elle rappelle que Québec demande des efforts à plusieurs structures au Québec afin d'optimiser leur fonctionnement et que les commissions scolaires sont elles aussi mises à contribution. Son cheval de bataille, dit-elle, sera de conserver les services de proximité, de « garder les écoles de village » et de s'assurer de conserver les décisions près des milieux.

« Ça évolue toujours », commente le président de la CSRS, Gilles Normand, lorsqu'on l'interroge sur la surprise causée par le scénario des quatre organisations. « Il y a des éléments qui changent », dit-il en citant notamment les élections du 2 novembre.

«Encore vendredi soir, on nous a dit que c'était un document de travail, qu'il laissait place à la négociation.»


Le président de la Commission scolaire des Sommets (CSS), Jean-Philippe Bachand, répond qu'il ne s'agit pas d'une volte-face: les organisations veulent nourrir la réflexion sur le sujet. « Encore vendredi soir, on nous a dit que c'était un document de travail, qu'il laissait place à la négociation », dit-il en faisant référence au conseil général de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), où le ministre de l'Éducation Yves Bolduc était présent. « On veut travailler avec le ministre. »

Interrogée à savoir si le ministre pourrait laisser une marge de manoeuvre à l'Estrie, son attachée de presse Yasmine Abdelfadel n'a pas voulu se prononcer. Elle souligne que M. Bolduc s'est montré ouvert à la discussion. Une autre rencontre doit avoir lieu entre la FCSQ et M. Bolduc le 18 décembre.

« On chiffre les économies entre 500 000 $ et 1 M $ par regroupement », a-t-elle fait valoir. Différents observateurs estiment que les dernières fusions de commissions scolaires ont coûté 70 M $ dans l'ensemble de la province.

La contre-proposition des organisations estriennes n'est pas unique. Dans la région de la Capitale-Nationale, par exemple, trois commissions scolaires veulent faire passer le nombre de regroupements de deux à trois avec leur propre scénario de fusion, rapporte Le Soleil.

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