Le déploiement du Dossier santé Québec tire à sa fin

Près de 100 % des cliniques, des pharmacies et des laboratoires publics de... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Près de 100 % des cliniques, des pharmacies et des laboratoires publics de l'Estrie seront branchés au Dossier santé Québec (DSQ) d'ici la fin de l'année.

Décrié comme un « gouffre financier » par de multiples intervenants du milieu de la santé, le DSQ s'avère pourtant un outil efficace dans la région. Mais ça n'a pas toujours été le cas.

Rappelons que le DSQ permet aux médecins de consulter tous les résultats de laboratoires et d'imagerie médicale de leurs patients aussitôt qu'ils ont été traités. Les médecins ont aussi accès à la liste de tous les médicaments délivrés par les pharmacies au nom de leur patient, ce qui facilite le travail d'inventaire lorsque le patient consulte à la salle d'urgence, par exemple, ou lorsqu'il voit plus qu'un médecin.

Au début de la phase du déploiement, certains médecins ont testé l'outil et l'ont mis de côté rapidement. La raison? « On avait besoin d'un délai pour réussir à brancher toutes les pharmacies, qui sont la pierre angulaire de ce projet », soutient Alain Boisvert, conseiller aux établissements pour l'Agence de la santé et de services sociaux du Québec. Ainsi, plutôt que de consulter un outil de recherche incomplet, certains médecins et certaines cliniques ont tout simplement décidé de mettre de côté le DSQ.

Voilà que, d'ici quelques semaines, près de 100 % des fournisseurs de données, soit les pharmacies et les laboratoires publics, seront reliés au système. La banque de données sera donc complète.

« Maintenant que le déploiement est complété, le DSQ est devenu un outil formidable, qui a des avantages considérables », ajoute M. Boisvert.

Du côté des cliniques, « il en restera quelques-unes qui, pour des raisons qui leur sont propres, ne souhaitent pas utiliser ce système. »

L'Estrie est probablement la première région à voir le déploiement complété, alors que des délais considérables sont remarqués ailleurs. « L'Estrie a été une des trois régions désignées pour être un projet pilote, ce qui explique qu'on ait de l'avance sur d'autres régions », explique Alain Boisvert.

Le DSQ n'est pas le seul outil informatique qui permette aux médecins d'abandonner le papier au profit de l'informatique; en effet, tous les professionnels qui travaillent au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) sont des habitués d'un autre outil informatique important, le Dossier clinique informatisé (DCI) - Continuum Ariane Estrie.

« Le DCI est un dossier d'établissement qui contient tout ce qui a été réalisé autour d'un patient lors de ses visites à l'hôpital. À cause de la Loi sur la santé et les services sociaux, les données dans le DCI-Ariane ne sont pas partagées avec les autres établissements de santé. »

Il y a évidemment des inconvénients à travailler avec plusieurs systèmes informatisés plutôt que dans un seul outil centralisé. L'Estrie s'est lancée dans l'informatisation de ses dossiers médicaux il y a plus de 25 ans, à une époque où personne d'autre n'y songeait parce que la technologie n'était pas prête. Pionnière de l'informatisation médicale, l'Estrie continue de développer des projets pour informatiser encore davantage.

« À moyen terme, on veut aussi développer des outils pour transférer certains documents de l'hôpital vers les cliniques médicales, comme la feuille sommaire d'une consultation à l'urgence et les notes obstétricales, entre autres », assure Alain Boisvert.

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