Fusion: les commissions scolaires répliquent

Deux commissions scolaires francophones plutôt qu'une seule pour desservir... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Deux commissions scolaires francophones plutôt qu'une seule pour desservir l'Estrie : c'est ce que proposent les commissions scolaires de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), des Sommets (CSS) et des Hauts-Cantons (CSHC), en réaction au scénario de regroupement de Québec, qui en proposait une seule pour le territoire estrien.

Selon la proposition des trois organisations, la CSRS serait maintenue et conserverait son territoire, tandis que des Sommets et des Hauts-Cantons fusionneraient pour s'occuper de l'autre portion de territoire.

Les commissions scolaires ont adopté des résolutions en ce sens, mardi soir.

Rappelons que le ministre de l'Éducation Yves Bolduc a déjà annoncé sa volonté de réduire le nombre de commissions scolaires au Québec de 72 à 46.

La proposition de Québec pour l'Estrie est de n'avoir qu'une seule grande commission scolaire francophone, plutôt que trois (CSS, CSRS, CSHC).

Elle prévoit aussi l'annexion d'une partie des territoires des commissions scolaires des Appalaches et de Beauce-Etchemin. La Commission scolaire Eastern Townships (CSET), pour sa part, serait rattachée à Riverside et New Frontiers, basées respectivement à St-Hubert et Châteauguay.

« C'est le résultat d'une belle concertation, d'un fort consensus. Le travail doit être fait pour maintenir la qualité des services », a commenté le président de la CSRS, Gilles Normand, après l'adoption de la résolution à l'unanimité lors du conseil des commissaires.

La résolution mentionne que la proposition de regroupement pour l'Estrie « évoque de grandes préoccupations », dont l'étendue du territoire (plus de 10 000 km carrés), la diversité des milieux regroupés (urbains et ruraux) et la difficulté de représentation des parents auprès des instances.

Les organisations estiment également qu'elles ont réuni au fil des ans les conditions nécessaires pour diminuer le taux de décrochage, et « que la réorganisation annoncée risque de compromettre ces conditions ».

Partage de services

Les commissions scolaires demandent au ministre de « considérer la proposition innovatrice d'envisager un partage des services entre les commissions scolaires francophones de l'Estrie et la CSET, notamment en ce qui a trait aux commissions scolaires ».

Elles demandent aussi de « prendre acte de l'intention des trois commissions scolaires francophones de l'Estrie et de la CSET d'évaluer tout autre partage de services permettant d'améliorer leur efficience ».

« Il n'a pas été démontré à ce jour qu'un tel regroupement engendrera des économies et qu'aucune étude ne permet d'en évaluer les coûts ou les économies réelles », fait valoir la CSRS.

La CSRS regroupe environ 20 000 élèves, tandis que des Hauts-Cantons et des Sommets en comptent ensemble environ 16 000.

Les présidents des commissions scolaires réagiront en point de presse, aujourd'hui.

Rappelons que Québec prévoyait également que la taxe scolaire soit uniformisée sur une base régionale. Le ministre doit déposer le projet de loi en février.

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