Coaticook, terre fertile en familles nombreuses

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Selon les données de 2011, la MRC de Coaticook comptait 205 familles de six personnes et plus, dont celle de la famille Gaudreau-Laliberté. À l'avant de gauche à droite, Cloé (5 ans), Félix (3 ans) et Xavier (7 ans). À l'arrière : papa Martial, Rozalie (12 ans), Olivier (8 ans), Camille (10 ans) et maman Jessica.

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(Coaticook) La MRC de Coaticook se classe au premier rang en Estrie pour le plus grand nombre de familles nombreuses, selon les données de l'Institut de la statistique du Québec 2011. De fait, 2,6 % des ménages de la région coaticookoise comptent six personnes et plus. Suit le Haut-Saint-François avec 2,3 %, alors que la moyenne se situe à 1,7 % en Estrie et à 1,8 % au Québec.

C'est le cas de la famille Gaudreau-Laliberté, laquelle compte six enfants de 3 à 12 ans. «À la naissance de Rozalie, c'était clair pour Jessica et moi que nous voulions quatre enfants, se souvient Martial Gaudreau, mieux connu de par son travail de directeur général de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. On a dépassé un peu notre objectif!» Suivant la venue de leur quatrième enfant, le couple avait planifié convoler en justes noces. La petite Cloé naît neuf mois plus tard! «Étant donné que ma conjointe ne voulait pas une famille impaire, on a eu un sixième enfant. Le dernier dernier», tient à souligner Martial.

Malgré ce qu'on pourrait croire, à savoir que le couple répète un modèle déjà vécu, Martial est enfant unique et Jessica a un frère et une soeur. «Au moment où ma mère est décédée, j'étais seul pour m'occuper d'elle et je trouvais que c'était lourd pour un seul enfant d'avoir à s'occuper de ses parents sans avoir de frères et soeurs pour l'épauler dans de tels moments. C'est une de mes raisons d'avoir plusieurs enfants.»

Entre le rêve de fonder une famille nombreuse et vivre cette réalité, Martial répond sans hésiter. «C'est non seulement comme on le pensait, mais mieux. Les gens ont toujours cette notion que les enfants, ça coûte cher, ce qui est vrai, mais ce qu'ils nous procurent comme moments d'émotion vient largement compenser les sacrifices.» Bien sûr, il a fallu acheter un véhicule plus grand et changer de maison, mais le principal défi demeure la gestion de l'horaire. «Je crois que des enfants heureux sont des enfants actifs. Chez nous tout le monde est inscrit au moins à une activité. Que ce soit le hockey, la natation, le dessin ou le hip-hop, tout le monde a son créneau.» Tous, sauf papa Martial qui a dû se résoudre, du moins pour un temps, à accrocher ses patins pour suivre sa progéniture dans les arénas.

«Aussi étonnant que cela puisse paraître, comme parents on trouvait cela plus ardu à deux enfants qu'à six.»

Le couple parvient d'ailleurs à concilier famille et travail grâce à une maman à temps plein en attendant que les plus jeunes grandissent. Sans compter la logistique qu'exige une maisonnée de huit. À l'approche de Noël et fidèle à la tradition, la famille a décoré deux sapins. Le sapin de maman dans le salon, décoré à son goût puisque Jessica est une passionnée de bricolage, et celui des enfants dans la salle de jeu. «C'est celui pour lequel j'ai le droit de participer», confie Martial en riant.

«Aussi étonnant que cela puisse paraître, comme parents on trouvait cela plus ardu à deux enfants qu'à six. Il y a une belle interaction entre les enfants et ils apprennent rapidement à respecter les règles. Il est certain que ça demande l'implication des plus vieux qui se responsabilisent sans doute un peu plus vite, mais c'est un bel apprentissage de la vie.»

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