Windsor: Bernard Ouellet lève le voile sur les raisons de son congédiement

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<p>Christine Bureau</p>

(Windsor) L'ancien directeur de la Régie intermunicipale des incendies de la région de Windsor, Bernard Ouellet, lève le voile sur les raisons qui ont poussé le conseil d'administration à le congédier, deux jours avant la fin de sa probation de six mois. Outre «un mode de gestion à grand déploiement», il est fait mention de l'«utilisation constante de situations catastrophiques pour justifier l'achat de matériel».

«En quatre mois et demi, sortir un budget ce n'est pas facile. Ce que j'ai fait en arrivant, c'est un inventaire de tout l'équipement de la Régie de Windsor et de tout ce qui était à changer», soutient Bernard Ouellet.

Il raconte que plusieurs pièces de l'équipement étaient désuètes. Il a demandé alors à ce que les appareils respiratoires soient changés, ainsi que le système de communication radio, qui ne couvre pas selon lui l'entièreté du territoire. Pour diminuer l'impact de ces dépenses, il a proposé de les amortir sur le budget pendant cinq ans. «Encore là, ce n'était que des recommandations. Ce n'est pas moi qui signais les chèques», poursuit-il.

Dans la lettre qu'ils lui ont envoyée, les membres du conseil d'administration reprochent également à Bernard Ouellet de ne pas avoir assez fait de prévention. «Avant de faire de la prévention, il faut avoir les équipements adéquats», se défend-il en nommant les habits de pompiers, les camions et la caserne de la Régie.

Des heures de formation étaient aussi prévues. «Quand je suis arrivé, il y avait 12 pompiers qui n'avaient pas terminé leur formation depuis 2009», mentionne-t-il. Bernard Ouellet aurait également souhaité instaurer un système avec des pompiers de garde, ce qui aurait permis de réduire le temps de réponse de la Régie, considéré comme «beaucoup trop long».

Des signes d'ouverture

Seul à avoir voté contre le renvoi de M. Ouellet, le président du conseil d'administration Gilles Perron constate aujourd'hui une ouverture des membres «à mieux gérer la Régie». Un projet-pilote incluant un système de pompiers de garde est notamment dans les plans, tandis que l'achat d'appareils respiratoires - au coût de 150 000 $ - a été inclus dans le dernier budget. «C'est un pas vers l'avant. Je pense que ce que M. Ouellet nous a laissé de positif, c'est d'avoir le souci de scruter davantage», explique-t-il.

Il ajoute également avoir réglé la «procédure déficiente» qui a permis le renvoi de M. Ouellet. «On a apporté certains changements. On ne peut plus mettre fin à un contrat sans avis, dorénavant. Ça, tout le monde était d'accord là-dessus», dit-il.

Le nouveau directeur Christopher Grey, en poste depuis la semaine dernière, signera son contrat d'embauche lundi prochain. Selon le conseiller syndical pour le Syndicat des pompiers et pompières du Québec (SPQ) de la section locale Windsor, Sylvain Piteau, les négociations concernant la signature d'une première convention collective devraient reprendre au début du mois de janvier.

En attendant, tous les pompiers de Windsor portent une tuque orange de construction, sur laquelle apparaît le sigle du syndicat. «Ils vont la porter fièrement jusqu'à ce qu'il y ait une réelle intention de leur part (la Régie) de négocier. [...] On y croit à la négociation, on va peut-être ralentir les moyens de pression, mais on va faire sentir notre mécontentement», dit-il.

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