Les actifs de l'abattoir Levinoff-Colbex liquidés

N'ayant pas reçu d'offre satisfaisante en provenance de la Coopérative des... (Photo collaboration spéciale Éric Beaupré)

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Yanick Poisson
La Tribune

(SAINT-CYRILLE-DE-WENDOVER) N'ayant pas reçu d'offre satisfaisante en provenance de la Coopérative des bovins d'abattage du Québec (CBAQ), Crescent Commercial Corporation (C3) a procédé, tel que prévu, à la mise aux enchères des actifs de l'abattoir Levinoff-Colbex au cours de la journée de mardi.

La Coopérative avait jusqu'au 15 novembre pour faire une offre qui allait plaire au liquidateur. Le directeur de C3, Jasen Kisber, affirme avoir eu des pourparlers avec les administrateurs de la Coop, mais aucune entente n'a été possible.

Les installations de l'usine de Saint-Cyrille-de-Wendover ont été divisées en 957 lots, allant de convoyeurs à des ventilateurs, en passant par des enclos et des scies. Il était possible d'enchérir en se rendant sur place ou via le site Web bidspotter.com.

Sur le site réservé à l'encan, C3 décrit Levinoff-Colbex comme étant le plus grand abattoir dans l'Est du Canada avec une capacité d'abattage de 4750 têtes par semaine. On précise que les installations ont bénéficié d'améliorations pour 30 millions$ au cours des années précédant la fermeture.

Il n'était pas possible au moment d'écrire ces lignes de connaître l'identité des acheteurs des différents lots. Chose certaine, Investissement Québec a demandé à Crescent de libérer le bâtiment du 4e Rang d'ici la mi-janvier.

Une triste journée

Cette mise aux enchères met ainsi un point final aux espoirs de relance de Levinoff-Colbex, au grand désespoir des quelques centaines de travailleurs de la région, qui auraient aimé retrouver leur emploi perdu en 2012, et des 535 membres de la Coopérative qui croyaient avoir soumis un projet de qualité à Investissement-Québec.

La CBAQ n'a toutefois pas l'intention de baisser les bras. Elle était attentive au déroulement des enchères d'hier et évalue la possibilité de faire l'acquisition d'un ou de plusieurs abattoirs de plus petite envergure afin de réaliser leur projet.

Rappelons que la Coopérative avait amassé suffisamment d'adhérents pour permettre l'abattage d'au moins 500 vaches de réforme par semaine et la création d'une centaine d'emplois dans la région dès les premiers mois d'activité.

Plusieurs autres producteurs ont affirmé avoir de l'intérêt pour le projet, mais désirer attendre qu'il soit sur les rails. Il faut dire qu'ils ont été échaudés par le passé par les mauvaises décisions de la Fédération des producteurs bovins qui ont mené à la faillite de Levinoff-Colbex.

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