La fin des peintures dommageables?

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L'EQMBO a mis au point un laboratoire qui facilitera le passage de la peinture à l'huile à la peinture à eau pour les industries. Sur la photo, le directeur général du Cégep de Victoriaville, Vincent Guay, accompagné des responsables du laboratoire, Roger Ducharme et Nathalie Carrier

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) EQMBO-Entreprises a inauguré, mercredi, un laboratoire de recherche sur la finition industrielle qui permettra, espère-t-on, de faciliter le passage de l'utilisation de peintures industrielles dommageables, vers des produits à base d'eau.

Il a été démontré au cours des dernières années que l'utilisation de finis à base d'eau permettait d'améliorer de beaucoup la qualité de travail des travailleurs, en plus de réduire de façon importante la quantité de composés organiques volatils envoyés dans l'environnement. Il semble également que l'adoption de procédés de finition plus sains permette aux entreprises de réaliser des économies.

« Ça coûte extrêmement cher de chauffer un atelier de peinture l'hiver. L'air nécessaire à la ventilation doit passer de -20 à 20 degrés. L'utilisation de produits de finition à base d'eau permet de réduire la ventilation de plus de 50 % », explique Roger Ducharme, le chercheur à l'origine du projet de laboratoire, précisant que le chauffage d'un tel atelier coûte de 8000 $ à 10 000 $ annuellement.

À ces effets positifs s'ajoute la pression de certains acheteurs qui ont décidé littéralement de mettre un embargo sur les produits dont la finition a été réalisée à base de solvants.

En fait, il semble que la peur de l'inconnu et la réticence au changement soient les principaux freins des entreprises manufacturières vers la finition aqueuse et c'est exactement à ce moment qu'interviennent les nouvelles installations victoriavilloises.

Aménagé au coût d'un million $, le laboratoire de finition industrielle de la rue Notre-Dame Est est composé de salles de peinture, de robots d'application, de dispositifs de séchage, de salles de contrôle de qualité et même d'une enceinte de vieillissement accéléré. Cette salle permet de déterminer avec précision ce à quoi ressemblera le fini d'un produit après plusieurs années d'exposition aux rayons du soleil.

Si EQMBO-Entreprise s'adresse normalement à l'industrie du meuble, la portée du laboratoire s'étend bien au-delà. Les équipements acquis par le Centre collégial de transfert des technologies permettent de reproduire les exercices de finition des domaines de l'acier, du plastique, de l'aluminium et de la fibre de verre, pour ne nommer que ceux-là.

La réalisation de ce projet a notamment été rendue possible grâce à l'investissement de la Fondation canadienne pour l'innovation et du ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations.

« La FCI reconnaît l'importance d'aider les collèges à relever les défis technologiques auxquels sont confrontés leurs partenaires industriels. Ce laboratoire aidera non seulement le Cégep à résoudre des problèmes de l'industrie manufacturière, mais aussi à fournir aux étudiants l'occasion d'acquérir des compétences au moyen d'une expérience pratique directe avec des instruments de pointe», déclare Gilles G. Patrie, président-directeur général de la FCI.

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