Services ambulanciers: un délai de réponse jugé «inacceptable»

Maurice Bernier... (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

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Maurice Bernier

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Ronald Martel
La Tribune

(LAC-MÉGANTIC) « Les horaires de faction provoquent un délai de réponse inacceptable et des conséquences trop souvent malheureuses pour les malades en situation d'urgence. Nous voulons que les citoyens de la région connaissent le portrait réel de la situation. »

Le regroupement des ambulanciers qui desservent les territoires de Lac-Mégantic, la Beauce, Bellechasse et Les Etchemins a manifesté sa désapprobation face au retour des horaires de garde (aussi appelés « de faction ») au détriment des quarts de travail réguliers, prévu pour le 30 novembre prochain.

Ce changement devrait se traduire par une baisse inquiétante des services entre autres pour la population de la région de Mégantic, soutient le président du regroupement des Travailleurs ambulanciers de Beauce inc. (TASBI), Pascal Jacques.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) vient de décider de ramener les horaires de travail à des horaires de faction où les ambulanciers attendent chez eux que le téléavertisseur sonne pour les prévenir d'une urgence. Lors d'un appel, ils doivent s'habiller, quitter leur domicile et aller récupérer leur véhicule ambulancier (en tenant compte des conditions climatiques), ce qui peut prendre environ huit minutes à partir du moment de l'appel d'origine.

« Le départ de l'ambulance après un appel se fait en moins d'une minute sur un horaire de travail régulier », donne en guise de comparaison M. Jacques. « Quand on sait qu'en situation d'urgence, les premières minutes d'intervention sont précieuses, cela fait la différence entre un patient sauvé ou sans séquelles et un patient décédé ou avec des séquelles graves. La situation serait très différente si le paramédic travaillait sur un quart de travail à l'heure. Il serait prêt à intervenir en tout temps. »

Un témoignage éloquent

Lors de la conférence de presse visant à dénoncer la situation, l'ex-préfet de la MRC du Granit, Maurice Bernier, est venu rendre un témoignage révélateur.

« À la suite de la tragédie du 6 juillet 2013, le MSSS avait accepté que des ambulanciers dans leur ambulance soient disponibles 24 heures par jour, dans Fatima, compte tenu que le pont entre les deux parties de Lac-Mégantic était fermé. Depuis que le nouveau pont est ouvert, le gouvernement veut que les ambulanciers reviennent à l'ancienne méthode. Quand j'ai fait un infarctus, je n'aurais pas survécu dans les mêmes conditions si l'ambulance n'avait pas été aussi rapide. J'ai bien récupéré parce que j'ai été pris à temps!

« C'est clair que j'appuie la démarche des ambulanciers, pour qu'ils poursuivent le service avec au moins une ambulance 24 heures par jour, toujours prête à démarrer avec deux ambulanciers à bord! C'est un service qui coûte 500 000 $ par année. Mais ça en vaut le coût pour sauver des vies », fait valoir l'homme qui est reconnaissant du travail des ambulanciers.

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