Décès de Sandra Turmel à l'âge de 42 ans

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(Sherbrooke) Connue comme une véritable miraculée, la Méganticoise Sandra Turmel a rendu l'âme, dimanche, à l'âge de 42 ans. La frêle femme qui souffrait de fibrose kystique aura arraché 17 années de sursis à la vie grâce à une double greffe de poumons reçue en 1997.

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Mario Goupil 

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Et elle a visiblement savouré chaque seconde de cette deuxième vie, au côté de son conjoint Marcel Ducharme et de son fils Jean-Sébastien, que le couple a adopté en Colombie en 2002.

« Elle a toujours gardé son grand sourire », témoigne sa belle-soeur et collègue de travail des dix dernières années Angèle Lacasse.

Sandra Turmel était en congé de maladie depuis le mois de juillet, en attente d'une greffe de reins. Elle était maintenant hospitalisée au CHUS où elle devait s'astreindre à des séances de dialyse. Très affaiblie, elle a également contracté une infection pulmonaire qui lui aurait été fatale.

« Elle a combattu jusqu'à la toute fin, dit Mme Lacasse. Elle laisse un grand trou dans notre famille. »

« Je l'ai vue encore l'année dernière. C'est elle qui m'a servi au McDonald's où elle travaillait. Elle était visiblement malade, mais derrière son comptoir, elle avait toujours son beau sourire », relate lui aussi l'ex-chroniqueur de La Tribune Mario Goupil qui a suivi de près le combat de Sandra Turmel pendant les 18 mois où elle a attendu sa greffe de poumons salvatrice et dans les années qui ont suivi.

« Avec Lisette (Joyal), ma conjointe qui a combattu deux cancers, Sandra Turmel est la personne la plus courageuse que j'ai pu rencontrer dans toute ma carrière. Et j'en ai rencontré du monde! » témoigne M. Goupil.

« À toutes les fois que j'allais la voir à la Maison des greffés à Montréal, j'étais certain que c'était la dernière fois que je la voyais, ajoute-t-il. Je pense que c'est l'amour qui la tenait debout. L'amour de la vie et l'amour pour son Marcel. Ce couple-là s'aimait comme personne d'autre. C'était du bon monde. »

Sandra Turmel, à qui les médecins avaient donné tout au plus deux ans à vivre à sa naissance, a visiblement déjoué tous les sombres pronostics. Elle a vécu 25 ans avant sa greffe et 17 années de plus grâce aux poumons en santé d'un jeune motocycliste décédé dans un accident. D'autres greffés pulmonaires de la région qu'elle a côtoyés durant son séjour à la Maison des greffés ont plutôt vécu autour de trois à cinq ans, rapportait-elle avec réalisme dans la dernière entrevue qu'elle a accordée à Mario Goupil en 2006.

« Elle a eu 17 ans de grâce! » lance l'ex-chroniqueur.

Dans cette dernière entrevue, réalisée à l'occasion de la Semaine nationale de sensibilisation au don d'organes, Sandra Turmel racontait à M. Goupil qu'elle était consciente que ça ne pouvait pas toujours « aller bien de même ».

« Tout ce que je souhaite, disait-elle, c'est de vivre assez longtemps pour voir mon fils aller à l'école, se faire une blonde, se marier et avoir un enfant. Après cela, je ne demanderai plus rien... »

Cette fois, elle a été à demi exaucée puisque Jean-Sébastien entre tout juste dans l'adolescence.

Joints par La Tribune lundi, Jean-Sébastien et son père ont préféré ne pas commenter le décès de cette dame courage.

Selon des statistiques rapportées par la Fondation des greffés pulmonaires du Québec, l'espérance de vie moyenne à la suite d'une greffe pulmonaire pour toutes les maladies et pour tous les âges confondus est de cinq ans, même si certains patients sont encore en vie 15 à 20 ans après leur transplantation.

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