Richmond veut une deuxième vie pour deux écoles

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Christine Bureau</p>

(Richmond) Il y a plusieurs années maintenant que les deux pavillons de l'ancienne école Le Tremplin à Richmond ne servent plus. Devant ces locaux vides, la municipalité presse la Commission scolaire des Sommets (CSS) de les mettre en vente afin d'économiser, mais aussi afin d'ouvrir la porte à de nouvelles opportunités.

« Selon les derniers documents obtenus de la commission scolaire, ces édifices-là sont vacants pour les deux, trois prochaines années. Ce sont deux bâtiments en plein coeur de la ville », déplore le directeur général de la Ville, Rémi-Mario Mayette, se référant au Plan triennal de répartition et de destination des immeubles de la CSS. « Pour nous, ce n'est pas ce qu'on appelle du développement », a-t-il ajouté.

Le 7 juillet dernier, la municipalité a adopté pour la deuxième fois une résolution demandant la vente de ces établissements situés sur les rue Gouin et Adams « afin de permettre le développement de la ville dans ce secteur ».

Le conseil municipal s'élève aussi contre les coûts reliés au maintien de ces bâtiments, le premier vide depuis dix ans, l'autre depuis cinq ans. Sur la base de chiffres fournis par la CSS il y a plusieurs années, la Ville estime qu'il en a coûté 180 000 $ afin d'entretenir le pavillon II de l'ancienne école Le Tremplin, situé sur la rue Gouin. Quant au pavillon I de la rue Adams, les frais s'élèvent à 200 000 $, en comptant notamment les coûts de chauffage, d'assurances, d'électricité et de taxes foncières. « Et ces chiffres sont sous-estimés », souligne M. Mayette.

En discussion

Du côté de la CSS, on affirme être « en discussion avec le MELS [ministère de l'Éducation, des Loisirs et des Sports] ». Selon la loi, une commission scolaire qui souhaite vendre un immeuble dont la valeur excède 100 000 $ doit d'abord obtenir l'autorisation du MELS.

« Pour vendre, il faut et recevoir des offres, et que le MELS autorise la vente. Ça prend les deux. Depuis 2013, nous sommes en plus soumis à un règlement (projet de loi 38, article 41 entre autres) qui fait que la Société d'infrastructure du Québec encadre tout le processus de vente d'immeubles. On ne peut donc pas simplement recevoir une offre et dire oui », a précisé la conseillère aux communications de la CSS, Julie Verreault, sans commenter davantage.

Une porte-parole du ministère de l'Éducation, Esther Chouinard, affirme toutefois que la CSS « n'a pas déposé au Ministère de demande d'autorisation pour aliéner les deux immeubles excédentaires dont il est question ».

En 2008, la Ville de Richmond a offert 120 000 $ afin d'acquérir l'ancienne école de la rue Adams ainsi qu'une bande de terrains, ce qui lui a été refusé par le MELS, qui jugeait l'offre insuffisante. Aujourd'hui, la Ville ignore si elle serait prête à refaire une offre. « Il faudrait voir ce qu'on peut faire et dans quel état sont les bâtiments », estime M. Mayette. Une rencontre est prévue entre la Ville et la CSS le 1er décembre.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer