Voyage magique pour six élèves de Saint-François-Xavier

Maryse Brodeur se prépare à partir en voyage... (IMACOM, Jessica Garneau)

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Maryse Brodeur se prépare à partir en voyage à Walt Disney World avec les six élèves de sa classe, tous atteints d'une déficience intellectuelle moyenne. Sur la photo, se trouvent, en avant, Émile Poudrier et Lysanne Hamel, préposée aux élèves, et, en arrière, Xavier Bouchard, Caroline Gendron, éducatrice spécialisée, Nathan Sirois, Julie Dépelteau, directrice, Yoerick Faucher, Théo Vallières, Maryse Brodeur, enseignante, et Maryka Geoffroy.

IMACOM, Jessica Garneau

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<p>Christine Bureau</p>

(Saint-François-Xavier-de-Brompton) Il semble que la magie de Disney opère jusqu'à Saint-François-Xavier-de-Brompton. Enseignante à l'école Arc-en-ciel, Maryse Brodeur se prépare à partir en voyage avec les six élèves de sa classe, tous atteints d'une déficience intellectuelle moyenne.

La destination? Walt Disney World, Orlando. «Ils seront émerveillés. Tout le monde va pouvoir être émerveillé», lance l'enseignante avec enthousiasme. Les petits comme les grands, assurément. «On a annoncé le voyage aux enfants en montrant la vidéo de présentation de Disney. Même Maryka a réagi. Elle qui ne parle pas, elle s'est mise debout dans son fauteuil», sourit-elle.

Le groupe partira du 15 au 19 juin. Six adultes les accompagneront, soit un pour chacun des élèves. Le ratio n'aurait pas pu être plus bas, soulignent d'un commun accord les intervenantes. En plus d'une déficience intellectuelle moyenne, certains des élèves ont une santé fragile. Fera donc partie du voyage Josée Trottier, infirmière CSSS du Val St-François, en plus de l'enseignante Maryse Brodeur, la directrice de l'école, une éducatrice spécialisée, la préposée de la classe et l'éducateur physique de l'école.

Comme la classe de Maryse Brodeur est la même depuis deux ans, les élèves ont aussi l'avantage de bien se connaître entre eux. «On avait vraiment le bon groupe pour vivre ça», sourit la directrice, Julie Dépelteau, qui n'a pas hésité une seconde avant d'embarquer dans le projet. Les élèves connaissent aussi les adultes qui les accompagneront, un atout pour ce genre de voyage. Et surtout, un petit soulagement pour les parents.

Pour la plupart d'entre eux, ce sera la première fois qu'ils laisseront aller leur enfant sans l'accompagner, et ce, pour une aussi longue période de temps. Malgré les premières hésitations, tous ont rapidement accepté. «Tout le monde a eu la même réaction : on ne peut pas les empêcher de vivre ça, il faut qu'ils le vivent. C'est aussi un beau moyen pour eux de développer un peu d'autonomie», explique la mère de Nathan, Mélissa Montminy.

En pleine campagne

Après avoir reçu l'approbation de la Commission scolaire des Sommets et du conseil d'établissement, les intervenants se sont mis en mode financement. Déjà la moitié du budget de 22 000 $ a été récoltée.

«Il y a eu un effet d'entraînement assez magique. Tout le monde a mis l'épaule à la roue», souligne l'éducatrice spécialisée, Caroline Gendron. Un effet d'entraînement qui s'est étendu jusqu'à l'ensemble de l'école, ajoute la directrice «C'est un rayonnement qui est présent dans toute l'école. [Les élèves de Mme Brodeur] ont toujours été bien intégrés, mais là, c'est un projet d'envergure qui leur appartient à eux. Les autres élèves les encouragent», souligne-t-elle.

D'autres appuis sont aussi venus des communautés de Richmond, Windsor et Saint-François-Xavier-de-Brompton. En attendant la tenue d'événements en février, ceux qui veulent contribuer sont invités à le faire en envoyant un chèque à l'école Arc-en-Ciel, ou en se renseignant sur la page Facebook Vive les différences. 

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