Fusion: la nouvelle commission scolaire verra le jour en 2016

La toute nouvelle commission scolaire de l'Estrie devrait voir le jour en 2016,... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) La toute nouvelle commission scolaire de l'Estrie devrait voir le jour en 2016, selon l'information présentée aux présidents des commissions scolaires de la région.

Aux trois commissions scolaires francophones (CSRS, CSHC et CSS), Québec propose d'ajouter une partie des territoires des commissions scolaires de la Beauce-Etchemin et des Appalaches, ce qui donnerait vie à une organisation regroupant quelque 40 363 élèves.

Plusieurs questions demeurent en suspens pour les élus scolaires, qui devraient en savoir davantage lorsque le projet de loi sonnant la fusion de ces organisations sera déposé, possiblement en février prochain.

Les trois commissions scolaires francophones - Région-de-Sherbrooke (CSRS), des Sommets (CSS) et des Hauts-Cantons (CSHC) - deviendraient une seule grande organisation, à laquelle on grefferait une partie des territoires de la Beauce-Etchemin et des Appalaches.

Eastern Towships (CSET) serait alors intégrée aux commissions scolaires New Frontiers, basée à Châteauguay, et Riverside, basée à St-Hubert.

Le territoire de New Frontiers est notamment délimité par la frontière américaine au sud et la frontière ontarienne à l'ouest.

La taxe scolaire serait pour sa part uniformisée sur une base régionale.

Actuellement, le taux peut varier d'une commission scolaire à une autre. Par exemple, le taux est de 28 cents du 100$ d'évaluation à la CSRS et de 19 cents du 100 $ d'évaluation à la CSS.

« Le regroupement, c'est un exercice de bureaucratie, en ce qui nous concerne. Ça n'amènera rien à l'amélioration des services », déplore le président de la CSET, Michael Murray.

La CSET compte déjà plus de 150 municipalités. Celle-ci a ses particularités propres, dont 25 % des élèves ayant des besoins spécifiques, note-t-il.

« Ensemble (NDLR : avec la fusion), c'est non seulement un vaste territoire, mais aussi beaucoup de variétés de besoins », note-t-il en ajoutant que Riverside, près de Montréal, compte généralement une clientèle « très performante ».

La CSET est notamment reconnue pour ses projets technologiques, avec l'implantation de portables en classe et ensuite de iPad. Sa stratégie d'apprentissage amélioré est l'un des facteurs qui a permis de réduire son taux de décrochage scolaire.

M. Murray et les présidents des CSS et de la CSRS, Jean-Philippe Bachand et Gilles Normand, s'interrogeaient sur les économies qui pourraient être générées avec la création d'une mégastructure.

« Les frais administratifs sont de l'ordre de 4 % », indique Jean-Philippe Bachand, en soulignant que les pourcentages sont beaucoup plus élevés dans d'autres réseaux. « L'économie, on de la difficulté à la voir», souligne Gilles Normand. « C'est quand même un défi de maintenir une qualité de service avec le personnel en place», note-t-il.

M. Normand indique que le scénario sera regardé et que les commissions scolaires plancheront sur celui-ci. Or, la marge de manoeuvre serait mince, observe M. Bachand. « L'élève sera au centre de nos décisions.»

Les élus scolaires ne savent toujours pas ce qui adviendra des conseils des commissaires et des élections scolaires. Ils le sauront avec le dépôt du projet de loi. Des conseils provisoires doivent être mis sur pied en 2015 pour assurer la mise en place des nouvelles commissions scolaires, en 2016.

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