Commissions scolaires: «On a beaucoup de questions et d'inquiétudes»

La réforme des commissions scolaires n'était pas encore dévoilée par le... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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(SHERBROOKE) La réforme des commissions scolaires n'était pas encore dévoilée par le ministre de l'Éducation Yves Bolduc mercredi que déjà, elle suscitait de nombreuses questions et beaucoup d'inquiétude, notamment auprès des enseignants qui se demandent quels seront les impacts sur les services aux élèves.

« On a beaucoup de questions et d'inquiétudes face à ce remaniement. La première question qu'on se pose, c'est va-t-on améliorer le service auprès des jeunes? » lance le président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE), Benoit Houle.

Il doute également lorsque le ministre avance que des économies pourront être réalisées, entre autres en raison de conditions de départ des cadres. « Du point de vue des services aux élèves, on a peur que ça vienne nuire. »Benoit Houle s'interroge également sur l'écoute que recevront les différents milieux avec une mégastructure, si les scénarios révélés dans les médias se confirment.

L'Estrie se retrouverait avec une seule commission scolaire francophone, alors qu'elle en compte actuellement trois, soit les commissions scolaires de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), des Sommets (CSS) et des Hauts-Cantons (CSHC).

« On va avoir une commission scolaire qui va essayer de tout représenter, on va perdre un service de proximité (...) On a beaucoup d'interrogations sur comment ça va se faire. »

Advenant qu'un tel scénario se concrétise, les trois conventions collectives devraient être fondues en une seule.

« On a trois conventions collectives, on se retrouverait avec une seule, on devrait renégocier les listes de priorité », illustre M. Houle. Il indique que le SEE a d'ailleurs reçu des appels d'enseignants inquiets.Le milieu scolaire attend des précisions sur les intentions du ministre alors que les employés des services publics québécois, dont les enseignants, doivent renouveler leur convention collective. « C'est certain que ça va nuire à l'ambiance de la négociation nationale. »

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