Longue randonnée autour du mont Blanc: «À la fin, on se dit wow!»

Partir pour une longue expédition avec des enfants,... (Imacom, Maxime Picard)

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Partir pour une longue expédition avec des enfants, c'est possible? Oui! Sophie Roy et Antoine Campeau-Péloquin (à droite) l'ont prouvé en faisant le tour du mont Blanc avec leurs filles Pénélope et Capucine, accompagnés de leur grand-père Jean Péloquin et de sa conjointe Marie-Claude Lunardi.

Imacom, Maxime Picard

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(Orford) Juillet 2014. Sophie Roy et Antoine Campeau-Péloquin en sont à leur 9e journée de randonnée autour du mont Blanc, avec leurs filles de 9 et 10 ans ainsi que leur grand-père Jean Péloquin et sa conjointe Marie-Claude Lunardi. Ils doivent avoir fait 24 km avant de rentrer au refuge, dans l'étape de leur périple qui comporte le plus de dénivelés, et la pluie battante qui s'abat sur leurs têtes se transforme progressivement en neige, puis en grêle.

S'agit-il du pire moment de leur voyage? Non. C'est plutôt celui qu'a préféré la cadette, Pénélope. «Il y avait des échelles dans le sentier parce qu'il y avait trop de roches et qu'il était trop escarpé pour qu'on marche», se remémore celle-ci, les yeux brillants.

La morale de l'histoire : partir pour une longue expédition avec des enfants, c'est absolument possible. Par contre, une bonne préparation est essentielle; c'est justement pour partager les trucs acquis lors de cette expérience qu'Antoine Campeau-Péloquin donnera mercredi soir avec toute la famille une conférence à ce sujet au Théâtre Granada dans le cadre de la soirée Récits de montagne, au profit de la Fondation Santé globale.

«Vu que j'ai commencé très tôt la randonnée, j'aime vraiment sortir dehors, être dans la forêt. C'est important pour moi de ne pas rester en dedans.»


La famille n'a pas lésiné sur l'ampleur du projet qu'elle souhaitait réaliser. L'été dernier, les six membres se sont envolés pour le mont Blanc, réaliser une randonnée de 11 jours. Le trajet était de 180 km, sur 9000 m de dénivelé, et parcourait le tour du mont Blanc en passant par un sommet et plusieurs cols.

Évidemment, on peut préférer des projets plus modestes. «Il faut commencer quelque part, par exemple par une petite randonnée au mont Bellevue en famille... C'est comme n'importe quoi, quand on commence, on a après le goût d'aller en faire encore et encore», indique Marie-Claude Lunardi.

L'important est de ne pas sous-estimer les enfants et leurs capacités. «On a tendance à les surprotéger, dans la mesure où aussitôt qu'ils sont capables de faire des choses, on devrait les faire. On respecte leurs limites, mais on leur offre de les dépasser. Ça fait que les enfants nous surprennent tout le temps. À la fin, on se dit : wow! "«

En plus de permettre à toute la famille de réaliser des activités de plein air enrichissantes, c'est aussi une façon de vivre qui se développe chez les enfants, affirme Jean Péloquin, qui est aussi trésorier (et ex-président) de la Fondation Santé globale. «Oui, les filles ont des gadgets comme les autres enfants, mais elles passent aussi beaucoup de temps en plein air. Chaque fois que je les vois, elles font de l'activité physique, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur. Ce sont des choix familiaux, ça», dit-il.

L'aînée Capucine confirme la chose. «Vu que j'ai commencé très tôt la randonnée, j'aime vraiment sortir dehors, être dans la forêt. C'est important pour moi de ne pas rester en dedans», dit-elle.

Les billets pour la conférence, qui débutera à 19 h, sont en vente au magasin Atmosphère au coût de 15 $ (admission générale au balcon) ou de 25 $ (places réservées). Trois autres conférenciers partageront lors de cette soirée leurs histoires montagnardes.

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