Un dernier immeuble s'efface au centre-ville de Coaticook

Dernier vestige de l'inondation survenue en début d'année au centre-ville de... (La Tribune, Maryse Carbonneau)

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La Tribune, Maryse Carbonneau

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(Coaticook) Dernier vestige de l'inondation survenue en début d'année au centre-ville de Coaticook, le bâtiment abritant le Salon Espagnol et le Salon Jean-Claude a croulé lundi sous le pic des démolisseurs.

Construit en 1867, l'immeuble avait été acquis par Olivier Marcoux en 1920 avant de passer aux mains du coiffeur pour hommes, Jean-Claude Goyette en 1972, puis de Nicole Jean en 1981.

La facture de l'ensemble des travaux devrait s'élever à un peu plus de 90 000 $, incluant le désamiantage du bâtiment (15 800 $), la démolition du bâtiment et le nettoyage du site (62 400 $), ainsi que la disposition des matériaux (12 000 $). À ce montant, s'ajouteront au printemps prochain des frais d'aménagement du site, ainsi que certains travaux mineurs de stabilisation des berges du ruisseau Pratt traversant le terrain.

Rappelons que, suivant l'offre de Nicole Jean, la Ville de Coaticook s'était portée acquéreur du bâtiment et du terrain en juillet dernier pour la somme symbolique de 1 $. La structure de l'immeuble ayant été fragilisée par la crue des eaux, les travaux de rénovation avaient été évalués à 200 000 $. Considérant les 164 000 $ déjà investis et dont elle assumait toujours les paiements, Nicole Jean avait choisi de céder son lot à la Ville de Coaticook. Une offre que la Ville avait acceptée à titre préventif et dans le but de procéder à la démolition du bâtiment.

Résultante des sinistres survenus en début d'année au centre-ville, la Ville de Coaticook est aujourd'hui propriétaire de trois des quatre terrains sur lesquels se trouvaient les immeubles démolis ou incendiés. Pour l'avenir, la Ville entend privilégier l'aménagement de logements communautaires, le rez-de-chaussée demeurant réservé à des usages commerciaux. La propriété et la gestion de ces futurs immeubles pourraient demeurer ou non sous l'égide de la Ville de Coaticook. «Le début des travaux dépendra de la vitesse à laquelle nous pouvons recevoir une aide financière de la Société d'habitation du Québec», précise Vincent Tanguay, directeur général de la Ville de Coaticook.

Réouverture du bar Le Baril

Par ailleurs, un des commerces sinistrés, le bar Le Baril, devrait rouvrir ses portes dans quelques semaines. La propriétaire, Jeannine Patry, a opté pour une reconstruction à même l'espace d'entreposage du bâtiment original. Une superficie plus modeste, sauf en période estivale où la clientèle pourra aussi profiter de la nouvelle terrasse. «Je ne regrette pas ma décision de reconstruire, mais disons que j'ai atteint ma limite, déclare Mme Patry. Cela fait 10 mois que je suis dans les travaux et sans l'aide de mon fils Pierre, je n'aurais jamais été capable de faire renaître le bar. L'an dernier, je disais qu'il serait encore là pour plusieurs années et j'ai tenu promesse.»

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