Pat Burns fait enfin son entrée au Temple de la renommée

L'aréna Pat-Burns de Stanstead.... (Archives La Tribune)

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L'aréna Pat-Burns de Stanstead.

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Stephen Whyno
La Tribune

(Toronto) Il y a quelques mois, Line Burns roulait pour aller voir une amie et a fait une pause à Gilmanton, au New Hampshire, où elle a vécu avec son mari Pat. Elle a fait le plein d'essence et a pris le temps de manger quelque chose quand son téléphone a sonné. À l'autre bout du fil, c'était Pat Quinn et John Davidson du Temple de la renommée du hockey qui l'informaient que Pat Burns serait finalement intronisé quatre ans après son décès.

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Line Burns

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«Ça devait arriver, a déclaré Line Burns. Il était probablement en train de rire là-haut.»

Avec la bague du Temple de la renommée de son mari, Line a parlé vendredi de l'habitude qu'ils avaient de plaisanter ensemble à la maison. Elle n'a pu s'empêcher de rire ce soir-là quand un montage vidéo des meilleurs moments des colères de Burns comme entraîneur ont été montrés sur les écrans du Centre Air Canada.

Il y avait cette scène lorsqu'il a remporté la Coupe Stanley avec les Devils du New Jersey, criant après les arbitres et pourchassant Barry Melrose.

«Je suis certaine que ce n'était pas drôle à l'époque, a précisé Line, mais c'était hilarant.»

Les émotions sont vives pour la famille Burns et la communauté du hockey alors que Burns a fait son entrée au Temple de la renommée à titre posthume, lundi, en compagnie de Dominik Hasek, Peter Forsberg, Mike Modano, Rob Blake et l'arbitre Bill McCreary.

Avant son décès, Pat a confié à sa conjointe son espoir d'y être admis.

«C'était quelque chose comme, j'espère que j'irai un jour et, si ça arrive, j'espère que tu seras là pour me représenter», a précisé Line.

Il y a une certaine colère à ce que le comité de sélection n'ait pas procédé à son élection avant que Burns perde son combat contre le cancer, le 19 novembre 2010. Mais cela a fait place au soulagement et à la joie de voir que le triple lauréat du trophée Jack Adams, remis à l'entraîneur de l'année, a finalement obtenu cette récompense méritée.

«C'est différent à chaque année, vous avez différentes personnes qui votent pour des raisons différentes, a déclaré Davidson, membre du comité depuis de nombreuses années mais qui a agi pour la première fois en tant que président. Je ne veux pas penser au passé et à ce qui est arrivé ou qui ne s'est pas produit. Il y est maintenant, il mérite d'y être et sa femme et sa famille sont follement heureuses. C'est tout ce qui compte.»

Cliff Fletcher, un ancien membre de ce comité, à révélé à ESPN.com qu'il était dégoûté que Burns n'ait pas été intronisé de son vivant. Fletcher a ajouté que des gens ont gardé rancune envers Burns.

Ce qui rend encore plus difficile à comprendre cette longue hésitation, c'est que Burns possède un palmarès qui le destinait au Temple de la renommée.

Après 17 ans comme policier à Gatineau, il a guidé les Olympiques de Hull au champoinnat de la ligue et a dirigé dans la Ligue américaine avant de faire ses débuts dans la LNH. En 14 saisons, il a gagné le trophée Jack Adams à trois reprises avec trois équipes différentes: le Canadien de Montréal, les Maple Leafs de Toronto et les Bruins de Boston.

«Pat Burns a été le meilleur entraîneur pour lequel j'ai joué pendant ma carrière dans la Ligue nationale, a déclaré Sundin, lui-même un membre du Temple de la renommée. Il a été très bon pour moi quand je me suis joint aux Maple Leafs et aussi quand je suis devenu capitaine. Il m'a vraiment tout appris.»

Burns a participé à la finale de la coupe Stanley avec le Canadien et il a mené les Leafs au septième match de la finale de l'Association Campbell en 1993, où ils se sont inclinés face aux Kings de Los Angeles. Son pourcentage de victoires en carrière s'élève à .573, mais il a atteint le sommet du sport avec les Devils en 2003.

Line Burns estime que son mari était fier de remporter la coupe, parce que «c'était son grand rêve.» Ça signifiait tellement pour lui qu'il a dormi avec le trophée cette nuit-là du 9 juin.

La présence d'un trophée à la maison était plutôt rare, selon Line. Son mari aimait les garder dans une grange derrière la maison et il préférait remplir leur maison avec des photos de hockey.

Quand une fois elle a ramené un trophée à la maison, Pat lui a dit de ne pas le rentrer à l'intérieur.

«Je lui ai dit: «bien, il est plutôt joli, s'est rappelé Line. Le lendemain, il était de retour dans la grange.»

Burns a toutefois pris soin de sa bague de la coupe Stanley. C'est son fils Jason qui en a hérité.

«Il lui a donné de son vivant, raconte Line. Il était tellement heureux de lui offrir.»

Avec la boîte contenant sa bague du Temple de la renommée dans ses mains, Line sourit et dit, «celle-là, c'est la mienne.»

Ce week-end lui a permis de s'imprégner de l'admiration que plusieurs dans la communauté du hockey vouent à Pat.

Line a reçu une chaleureuse ovation de la foule lors du match du Temple de la renommée du match, vendredi, entre les Maple Leafs et les Penguins de Pittsburgh. Elle a répondu avec un sourire et en levant le pouce. En compagnie de Hasek, Forsberg, Blake et McCreary, elle a procédé à la mise au jeu protocolaire entre les capitaines Dion Phaneuf et Sidney Crosby.

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