La pétition des Carrés Bleus devra être déposée en public

N'en déplaise à son instigateur, la pétition de l'organisme Carré Bleu contre... (Archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(SHERBROOKE) N'en déplaise à son instigateur, la pétition de l'organisme Carré Bleu contre la démolition du centre-ville de Lac-Mégantic sera déposée publiquement lundi soir.

Jonathan Santerre a exprimé la volonté que sa pétition soit déposée au conseil municipal dans une rencontre prévue.

«Comme le titre de sa pétition l'indique, elle est adressée à la mairesse et aux conseillers municipaux. Comme dans toutes les situations de ce genre, le conseil municipal recevra le dépôt de cette pétition.  Nous recevrons cette pétition comme il se doit», explique la mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy Laroche.

«Nous ne connaissons pas les raisons de M. Santerre à ne pas vouloir déposer cette pétition publiquement. La salle Bestar est un lieu public et la sécurité est toujours assurée par la Sûreté du Québec. »

La pétition sur le site Internet AVAAZ.org a été lancée par les Carrés Bleus, orgsnisme qui dénonce la démolition dun centre-ville sinistré de lac-Mégantic. L'objectif était de recueillir 1000 signatures.

Roy Laroche s'interroge sur l'éthique de l'ex-ministre Hébert

«Monsieur Hébert a droit à ses opinions, mais comme ex-ministre, je me questionne sur son intervention, qui est douteuse sur le plan de l'éthique. Il se prononce sur un dossier dont il n'a plus la connaissance depuis des mois. Il parle des informations qu'il avait au début de la tragédie, mais chaque semaine, il y a des éléments nouveaux, les dossiers évoluent. Il sème le doute. Car les propos de M. Hébert ne seront pas lus comme on lirait ceux d'un simple citoyen. Il a un devoir de réserve qu'il brise et je trouve cela dommage»

La mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy Laroche, n'apprécie pas la sortie de l'ex-ministre de la Santé péquiste. Elle tient d'abord à rappeler que le successeur de M. Hébert comme ministre responsable de l'Estrie, Pierre Paradis, est venu deux fois à Lac-Mégantic.

«Le conseil municipal a pris sa décision sur la base des informations que nous avons aujourd'hui, à la suite d'un processus d'analyse de risques qui touche les volets de la santé, de l'environnement et le domaine économique. Jamais pour des préoccupations liées aux intérêts des assureurs et des financiers. Mais plutôt aux intérêts des propriétaires de ces bâtiments du centre-ville qui, maintenant, ne valent absolument rien. Sur la base de l'analyse des risques, afin d'éliminer le plus possible tous les doutes. Et ce afin d'assurer les meilleures conditions pour la relance et la reconstruction du centre-ville.»

«Ce qui est dommage, ça sème le doute encore une fois.»

Elle assure que le conseil municipal est arrivé unanimement à la décision de démolir les édifices encore debout, «non pas par plaisir, mais parce qu'on est responsables pour l'avenir et les générations futures. Nous avons voulu prendre la meilleure décision pour aujourd'hui, surtout parce que nous avons trouvé du pétrole à des endroits où il n'était pas censé y en avoir», allègue Colette Roy Laroche. «Ce qui est dommage, ça sème le doute encore une fois. Nous avons pris la meilleure décision, sur la base d'une analyse et d'une réflexion vraiment sérieuses. Si M. Hébert a des informations que je n'ai pas, son devoir serait de me les communiquer. Je trouve cela méprisant pour le conseil municipal. L'analyse du dossier, de toutes les informations et des confirmations de tous les secteurs nous mènent toujours à la même conclusion.»

Elle fait ensuite référence à la pétition en soulevant le fait que des gens de l'extérieur l'ont signée, entre autres, de la Saskatchewan et d'ailleurs.

«Les 37 propriétaires ont aussi une importance dans ce dossier. Avec la connaissance de tous les enjeux, ils voient bien que l'évaluation municipale de leur édifice est à zéro. Nous ne voulons pas envenimer les choses, ni rabaisser les gens en les faisant paraître sous leur mauvais jour...», insiste la mairesse.

- Avec Ronald Martel

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer