Le coyote, un animal opportuniste à ne pas craindre

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<p>Christine Bureau</p>

(Melbourne) Il ne faut pas s'enfoncer bien loin en campagne estrienne pour sentir leur présence. Les coyotes se font souvent entendre le soir venu, même près de zones habitées. Il arrive aussi qu'ils pointent le bout de leur museau jusque dans la cour des campagnards, guidés par leur appétit. Mais attention : ce n'est pas une raison pour les craindre.

«Le coyote est un opportuniste. Il va là où se trouve la nourriture. [...] Ça ne veut pas dire qu'il y en a de plus en plus ou qu'ils délaissent leur habitat naturel», explique le biologiste du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, Éric Jaccard.

S'il vaut mieux bien protéger ses ordures et ranger tout ce qui est bouffe pour les animaux, ce n'est pas parce qu'un coyote rôde sur votre terrain qu'il devient dangereux. «En Montérégie, par exemple, il y a des signes qu'il a moins tendance à fuir les zones habitées. Il est certain qu'il peut développer une certaine accoutumance à la présence humaine, mais il demeure un animal farouche», poursuit le biologiste. Un animal malade pourra peut-être se montrer plus agressif, mais la chose reste «très très rare», assure-t-il.

En plus d'être opportuniste, le coyote est doté d'une très forte capacité d'adaptation qui le démarque des autres canidés. Quand on l'observe dans son voisinage, il faut se dire qu'il répond simplement à un attrait, probablement alimentaire. «Cela peut peut-être paraître banal, mais la gestion des ordures, c'est très important», rappelle M. Jaccard.

Selon le ministère des Forêts et de la Faune, la population de coyotes, évaluée selon le nombre de piégeages, semble s'être stabilisée au cours des 15 dernières années en Estrie. Les changements dans le nombre de coyotes sont surtout cycliques, précise Éric Jaccard. Par exemple, le nombre de coyotes piégés est passé de 874 en 2010 à 1303 en 2012, une augmentation d'environ 30 %. Mais en 2012-2013, la population semble être revenue à la normale avec un nombre de piégeages de 1080. Les chiffres pour 2013-2014 ne sont pas encore sortis, mais ils devraient être dans la même lignée que la dernière année, indique le biologiste. Et comme le prix pour les fourrures est resté stable au cours des dernières années, le nombre de piégeages peut être considéré comme un bon indicateur, a-t-il ajouté.

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