Lac-Mégantic: Hébert signe la pétition contre la démolition du centre-ville

Réjean Hébert a joint sa voix au mouvement des Carrés bleus, opposé à la... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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Ronald Martel
La Tribune

(LAC-MÉGANTIC) Réjean Hébert a joint sa voix au mouvement des Carrés bleus, opposé à la démolition des édifices encore debout au centre-ville sinistré de Lac-Mégantic. Il a signé la pétition à titre de simple citoyen en réclamant une plus grande transparence de la part des élus.

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Réjean Hébert

La Tribune, Ronald Martel

«J'aimerais être rassuré sur les vraies raisons qui supportent la décision de tout raser. Sur quelle base est vraiment prise la décision? Car on est en train de changer l'histoire, il faut en être conscient. Une cicatrice béante va rester ouverte. On risque de le regretter plus tard...»

L'ex-député de Saint-François et ex-ministre responsable de la région de l'Estrie dans le gouvernement du Parti québécois insiste sur le fait qu'il a été grandement impliqué, au lendemain de la tragédie du 6 juillet 2013, dans les mesures d'urgence, la reconstruction et le rétablissement de Lac-Mégantic, au point de se sentir encore interpellé. Il ajoute que ses impôts et ceux de tous les Québécois et de tous les Canadiens servent dans ce dossier chaud et justifient que tous puissent s'exprimer sur le sujet, même s'ils ne demeurent pas à Lac-Mégantic.

«Est-ce que ces études et ces analyses de sols ont été rendues publiques seulement?»


Il veut faire ressortir le grave enjeu de ce qu'on veut faire dans la zone rouge, au centre-ville. À l'automne 2013, il a revisité la ville et a discuté avec la mairesse Roy Laroche.

«C'était seulement une minorité de bâtiments qui étaient contaminés...»

«J'avais alors reçu des informations, j'ai pris connaissance de certaines études et d'analyses de sols. C'était seulement une minorité de bâtiments qui étaient contaminés... Je ne trouve pas logique de détruire des bâtiments qui ont une valeur de 40 à 60 millions et plus à cause de préoccupations liées aux assureurs et aux institutions financières, des intérêts purement pécuniaires en somme, en évoquant un très grand risque. Est-ce que ces études et ces analyses de sols ont été rendues publiques seulement? N'est-ce pas la crainte de vider les nouveaux condos commerciaux qui fait démolir les édifices de l'ancien centre-ville, pour éviter que les gens de commerce puissent y retourner?», questionne M. Hébert.

«Et puis, on va raser pour faire quoi? Est-ce que les plans sont clairs et connus de la population? Où est la transparence? C'est pour tout ça que j'ai signé. Je poserais les mêmes questions si j'étais encore ministre. Et des réponses, j'en obtiendrais. Je vous invite à poser des questions, en tant que journaliste, au nouveau ministre responsable de la région de l'Estrie, Pierre Paradis, qu'on n'a même pas vu une seule fois à Sherbrooke depuis sa nomination!»

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