Inquiétudes modérées chez les consommateurs

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Si certains commerçants ressentent déjà les contrecoups des mesures d'austérité projetées en observant une baisse de leurs ventes, d'autres, comme le Sports Experts, semblent passer à travers cette tourmente sans être réellement affectés par celle-ci.

IMACOM, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Alors que l'ombre encore mal définie des mesures gouvernementales d'austérité plane sur le Québec, les citoyens sont-ils inquiets? Modifient-ils leurs habitudes de consommation? La Tribune est allée prendre le pouls de la population au Carrefour de l'Estrie vendredi après-midi.

«J'ai de jeunes enfants, donc une hausse des frais de garderie m'affecterait particulièrement. Je ferais garder mes enfants quand même si les tarifs haussaient - on n'a pas le choix, on est obligés car on travaille -, mais il faudrait couper ailleurs. On irait moins en vacances, on achèterait moins de souliers neufs!» lance François Boudrias, en jetant un regard amusé vers ses nouveaux achats.

L'homme originaire de Repentigny, de passage dans la région pour un tournoi de hockey, dit que les mesures d'austérité occasionneraient «de petits ajustements» à son budget, sans toutefois cause de bouleversement majeur.

C'est aussi ainsi que Jean-Fançois Duval, de Windsor, voit les choses. «On ne trouve évidemment pas ça le fun, mais c'est quand même raisonnable», dit celui qui serait aussi affecté par une hausse des frais de garderie. «On trouve ça plate, mais c'est ça le coût de la vie aujourd'hui, on n'a pas le choix.»

Le Sherbrookois Gérald Hardy dit d'entrée de jeu que sa situation fait en sorte que les mesures d'austérité ne devraient pas tellement l'affecter. Cependant, ce n'est pas le cas de son entourage. «Moi, ça ne m'affecte pas vraiment, mais j'entends les critiques autour de moi : des parents à qui ça fait mal, qui remettent en question leurs projets de famille... Certains peuvent décider de rester à la maison avec leurs enfants ou, s'ils sont plus carriéristes, de ne pas en avoir ou d'en avoir moins», dit-il, faisant référence aux possibles hausses de frais de garderie.

Il tient cependant à constater les résultats des nouvelles politiques budgétaires avant de se faire une idée sur celles-ci. «J'ai hâte de voir ce que ça va donner. Avec les mesures d'austérité, le gouvernement demande à tout le monde de se serrer la ceinture, mais eux aussi se la serrent; je vois ça d'un bon oeil. Mais il faudra attendre de voir les impacts que ça a sur les gens.

«On n'avait pas les moyens de se payer les belles mesures sociales en place. On veut une belle qualité de vie, mais du côté rationnel, il faut se demander si on a les moyens...»

Si certains commerçants ressentent déjà les contrecoups des mesures d'austérité projetées en observant une baisse de leurs ventes (voir autre texte), d'autres semblent passer à travers cette tourmente sans être réellement affectés par celle-ci. «Présentement on est chanceux, on touche du bois, on ne remarque pas vraiment d'effet. On a de bons outils de mesure pour suivre nos ventes, on peut calculer la moyenne des factures ainsi que le nombre de transactions, et vraiment, tout va bien, dit Simon Gagnon, gérant du Sports Experts. On est dans le plus gros blitz de l'année, et on ne peut pas se plaindre, on ne remarque pas de baisse dans ce qu'on vend ici.»

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