Les pistes cyclables victimes des coupes

Les pistes cyclables risquent de perdre de leur lustre au cours des prochaines... (Archives La Tribune)

Agrandir

Archives La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Les pistes cyclables risquent de perdre de leur lustre au cours des prochaines années avec les coupes découlant du pacte fiscal annoncé entre Québec et les municipalités.

En Estrie, estime Jacques Demers, président de la Conférence régionale des élus (CRÉ), on perd 49 000 $, argent qui était alloué en subvention pour le réseau.

«Pour la province, la coupe est de 2,8 millions $. Rendu à nous en Estrie, il ne reste pas grand-chose. Nous perdons le montant à ce que je comprends. C'est un gros questionnement pour les municipalités, confie-t-il.

«Qui va compenser? Est-ce que les MRC vont vouloir contribuer? L'argent est rare. Est-ce que toutes les municipalités vont considérer que les pistes cyclables ont un apport économique assez important pour investir directement?»

Les pistes subventionnées par les fonds de la Route verte en Estrie passent dans le secteur de Magog et Eastman. Sherbrooke reçoit des fonds du provincial pour sa portion du tronçon. On a appris cette semaine que le fameux pacte fiscal priverait Sherbrooke de 58 000 $ pour l'entretien de la route verte.

La question de la sécurité demeure primordiale quand il est question d'entretien de la voie cyclable, convient M. Demers, qui est aussi préfet de la MRC de Memphrémagog.

«Les pistes en gravier ont besoin d'entretien. Après une grosse pluie, elles peuvent devenir dangereuses. J'ai déjà pris une débarque...», soutient-il. «Ça peut devenir du vélo de montagne!»

«Celles en asphalte ont aussi besoin d'être réparées. Il se forme des crevasses et c'est dangereux pour les usagers qui font du patin à roues alignées.»

Le dossier fera partie de ceux étudiés en profondeur au cours des prochains mois, ajoute Jacques Demers.

Chez Tourisme Cantons-de-l'Est, on n'aime pas entendre ce genre de nouvelle, mais on refuse de baisser les bras. On devra se rouler les manches pour continuer à faire de la région un joueur majeur dans le domaine du tourisme sur deux roues au Québec.

«On devra rénover le modèle», résume Alain Larouche, patron de l'organisme de promotion touristique. «Mais ne pas entretenir nos pistes cyclables, ça ne se peut pas.»

«Il faudra s'adapter et travailler avec gens qui ont de la vision. Tout est sur la table. Est-ce qu'on devra abandonner des tronçons qui ont moins d'incidence économique? Ça va être un gros défi.»

M. Larouche estime que plusieurs dizaines de millions $ des retombées économiques touristiques proviennent de l'activité qui se passe sur nos pistes cyclables.

Même Tourisme Cantons-de-l'Est devra se débrouiller avec un budget réduit découlant des compressions gouvernementales. «Même si on dit qu'on ne veut pas être coupés, on se rend compte que ça ne donnera rien. Nous allons devoir remanier le modèle d'affaires touristiques dans la région», soutient-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer