Windsor: le renvoi du chef des pompiers surprend

Bernard Ouellet... (Photo tirée de Facebook)

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<p>Christine Bureau</p>

(Windsor) Le renvoi du directeur de la Régie intermunicipale des incendies de la région de Windsor, Bernard Ouellet, 48 heures avant la fin de sa période de probation de six mois, a surpris autant que choqué les 25 pompiers de la région. Voyant le délai se prolonger avant la signature de leur première convention collective, ils demandent des comptes au conseil d'administration, sans quoi ils déclencheront des moyens de pression.

« Syndicalement, on a rien à redire sur le travail de M. Ouellet. Il était très apprécié. Il a apporté des méthodes de travail peut-être un peu plus modernes; avec lui on se rapprochait de ce qui se fait dans la vraie vie », note le conseiller syndical pour le Syndicat des pompiers et pompières du Québec (SPQ) de la section locale Windsor, Sylvain Piteau.

La nouvelle a d'autant plus surpris les pompiers qu'ils sont en pleine négociation pour la signature d'une première convention collective. Avec le départ de Bernard Ouellet, les négociations devront être mises en veilleuse pour la deuxième fois en moins d'un an. L'an passé, le départ précipité du prédécesseur de M. Ouellet avait également retardé les négociations.

« [Avec Bernard Ouellet], les négociations allaient bon train. On ne peut pas dire que ça allait dans un cul de sac », poursuit M. Piteau. Selon lui, c'est la preuve que le conseil d'administration de la Régie ne fait pas de leur convention collective une priorité. « On commence à être un peu irrité », a-t-il laissé tomber.

Réunis en assemblée extraordinaire lundi, les pompiers de la Régie ont donc unanimement voté en faveur d'un « déclenchement au moment opportun de moyens de pression pour le renouvellement de leur contrat de travail ». Même si la nature des moyens de pression reste à déterminer, « tout est possible », a précisé M. Piteau, qui ajoute toutefois qu'« aucun service aux citoyens ne sera amputé ».

Une raison inconnue

En plus de voir leurs négociations compromises, le SPQ-Windsor demande des explications au conseil d'administration, qui a majoritairement voté en faveur du renvoi de Bernard Ouellet sans donner d'explication aux pompiers. Le président Gilles Perron est le seul à s'y être opposé. « Humainement, c'est inacceptable. Il était à 48 heures de terminer sa probation. Ça a été un choc pour lui, pour les pompiers et pour moi-même [...]. M. Ouellet n'a jamais eu l'occasion d'en discuter, il n'a jamais eu de rencontre préalable [à son renvoi]. En tant que président, je n'ai même pas été averti », déplore-t-il.

Comme il n'y a aucun autre officier pour prendre la relève, ce sont des syndiqués qui feront le travail de M. Ouellet en attendant son successeur. Pour Gilles Perron, la décision a été prise « trop rapidement » pour prévoir un plan B. Il ne veut toutefois pas commenter les raisons de cette décision. « La question doit être posée à ceux qui ont voté pour son renvoi », tranche-t-il. Hier, aucun autre membre du conseil d'administration de la Régie n'a voulu commenter la nouvelle.

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