Éoliennes: le juge autorise le recours collectif

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Le juge de la Cour supérieure Marc St-Pierre a autorisé les citoyens des MRC de l'Érable et d'Arthabaska qui se sentent lésés par l'apparition d'éoliennes dans leur paysage à intenter un recours collectif contre Enerfin, l'entreprise promotrice du projet. C'est la première fois au Québec qu'un tribunal donne son aval dans ce domaine.

Le magistrat donne ainsi suite à la requête déposée le 29 octobre par Jean Rivard de Saint-Ferdinand et Yvon Bourque de Sainte-Sophie-d'Halifax. Ces derniers ont estimé avoir grandement perdu en qualité de vie tant lors de la phase de construction du parc de 50 éoliennes que depuis sa mise en activité. Le recours vise principalement le remboursement des dommages causés en matière de trouble de voisinage.

Selon les avocats de BGA, firme qui a épaulé les porteurs de la requête, les résidents impactés par le projet éolien pourraient demander plusieurs millions de dollars en dommages et intérêts pour les pertes survenues au cours des dernières années. On prévoit être en mesure de débattre sur le recours et sur les sommes demandées d'ici deux ou trois ans.

À première vue, on estime qu'environ 300 résidents des municipalités de Saint-Ferdinand, Sainte-Sophie-d'Halifax, Saint-Pierre-Baptiste, mais aussi de Sainte-Hélène-de-Chester et Saint-Norbert-d'Arthabaska, dans Arthabaska, pourraient se faire entendre.

Rappelons que MM. Bourque et Rivard affirment avoir été victimes du bruit et des vibrations provoqués jour et nuit par le passage incessant de machineries lourdes, de convois de matériaux, d'automobiles d'employés et de véhicules de sécurité. Ils comptent en moyenne 1000 déplacements par jour, majoritairement entre 5 h 15 et 18 h, mais aussi la nuit.

Ils se plaignent également de la piètre qualité des routes et des travaux qui ont rendu les artères impraticables, empêchant même par moment les résidents d'atteindre leurs domiciles. Ils ont dû faire des détours allant jusqu'à 19 km pour se rendre chez eux. Le puits artésien de M. Bourque aurait aussi été contaminé par les travaux, privant sa résidence d'eau potable pendant 47 jours.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer