Pour une relève agricole informée

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<p>Christine Bureau</p>

(Racine) Ça grouillait de monde lors de la quatrième édition des Rendez-vous de la relève en agriculture. Pour les 130 jeunes qui se sont présentés, c'était l'occasion d'en apprendre sur les possibilités qui s'offrent à eux, tout en rencontrant des professionnels prêts à les aider.

Encore une fois, l'événement a été un succès, confirme la coordonatrice des Rendez-vous, Yolande Lemire. «Tout ce que je peux dire, c'est qu'il ne faut pas que ça s'arrête! Je pense que c'est maintenant institué dans les cursus scolaires. Les commentaires des enseignants que j'ai, c'est que c'est devenu un incontournable», estime Mme Lemire.

Conférences, visites terrain, ateliers et rencontres express (speed dating), tout est mis en place pour favoriser le contact entre les jeunes et les intervenants du milieu, qu'ils soient producteurs ou conseillers au ministère de l'Agriculture. «Le speed dating, c'est une rencontre entre un étudiant et un professionnel. C'est succinct, mais le professionnel est là pour dire : tu as un projet, je t'écoute, et quand tu sera prêt, voici ma carte, je pourrai te dire qui aller voir», résume-t-elle.

Avec une moyenne d'âge des participants de 18 et 19 ans, il faut dire que les idées bouillonnent. «Chaque projet est respecté», poursuit Yolande Lemire, qu'il s'agisse de culture de plantes médicinales ou d'un transfert de ferme laitière. L'idée est également de les aider à surmonter les défis liés à leur projet.

Le producteur laitier de Racine et l'un des hôtes de la journée, Michel Brier, confirme qu'il est difficile pour la relève d'acquérir sa propre ferme. «Aujourd'hui, le problème, c'est la valeur des terres qui ne cesse d'augmenter. Plus c'est cher, plus c'est difficile à rentabiliser, donc il faut que les producteurs soient très performants. Il n'y a pas de place pour l'erreur», indique-t-il.

Malgré un accès difficile à la terre, les jeunes restent motivés, confirme le président du Syndicat de la relève agricole de l'Estrie, David Beauvais. Âgé de 23 ans et diplômé du programme de Gestion et technologies d'entreprise agricole du Cégep de Sherbrooke, le jeune homme travaille sur la ferme familiale à Magog. «Les gens disent que c'est plus difficile qu'avant d'avoir accès à la terre. Oui, mais on a des ressources. Il faut travailler plus, mais aujourd'hui, regardez la quantité de jeunes dynamiques», lance-t-il en nommant les efforts de la Financière agricole du Québec, les centres locaux de développement, les chambres de commerce et les bourses d'aide à l'établissement.

Parmi ces ressources qui existent pour la relève, il y a aussi le projet Banque de terres qui attire l'attention. Initié par le Centre local de développement du Val-Saint-François, ce projet souhaite créer des alliances entre un agriculteur ou le propriétaire d'une terre, et un jeune de la relève. «Il y a en pour qui ça a cliqué fort», confirme la responsable du projet, Mélissa Nadeau. Déjà, 28 terres sont inscrites dans la MRC, et quatre ententes sont en pourparlers.

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