Bolton-Est durcit sa position face à Bell

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(MAGOG) La municipalité de Bolton-Est a durci sa position face au projet d'installation d'une tour de télécommunication dans le secteur Bolton pass, en bordure de la route 243.

Lundi soir, à l'occasion de l'assemblée publique du conseil municipal de Bolton-Est, une résolution a été adoptée pour retirer l'appui conditionnel de la municipalité au projet de Bell mobilité.

Plus tôt cette année, une courte majorité d'élus de la municipalité avaient voté en faveur d'une résolution qui appuyait le projet de Bell mobilité. Le conseil municipal avait cependant spécifié qu'un changement de zonage serait nécessaire et que la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) aurait son mot à dire.

Bell n'a finalement pas attendu que le changement de zonage exigé soit effectué avant de commencer les travaux, qui n'ont par surcroît jamais été autorisés par la CPTAQ. Bolton-Est a récemment émis un avis d'infraction pour signifier à l'entreprise que les travaux en cours ne sont pas permis et la commission a ordonné qu'on suspende leur exécution.

Mairesse de Bolton-Est, Joan Westland Eby confie que sa municipalité souhaite maintenant qu'Industrie Canada, l'organisme réglementaire dans ce type de dossier, intervienne. La résolution adoptée par le conseil municipal lundi lui sera acheminée.

« On espère qu'Industrie Canada fera quelque chose rapidement, indique Mme Westland Eby. Le temps presse. Selon les informations que nous avons reçues, Bell veut avoir terminé l'installation de la tour avant l'hiver. »

Découragée par le manque de collaboration de la compagnie, la mairesse de Bolton-Est a peu confiance que Bell mobilité acceptera de reculer. « Quoi qu'on fasse, je pense qu'ils vont la mettre, leur tour. Cette compagnie a beaucoup de ressources et est en mesure de faire traîner les choses devant les tribunaux, au besoin », soutient-elle.

Joan Westland Eby a toutefois de la difficulté à comprendre pourquoi Bell se soucie aussi peu de l'opinion des élus locaux et de la population de sa municipalité. « Après tout, ce sont ses clients qui sont concernés. »

Juridiction

Aux yeux de la mairesse, tout est une question de juridiction dans ce dossier. « Quel est le rôle des municipalités lorsque des dossiers relèvent du gouvernement fédéral, les télécommunications et le transport par train par exemple? Voilà à quoi il faut répondre », déclare-t-elle.

Préfet de la MRC de Memphrémagog, Jacques Demers se montre pour sa part surpris par la tournure des événements à Bolton-Est. « On se faisait dire que la recherche de solutions qui convenaient aux communautés locales était toujours privilégiée, surtout depuis qu'Ottawa a émis de nouvelles directives par rapport aux projets de tours », explique-t-il.

D'ailleurs, le village dont il est maire, Sainte-Catherine-de-Hatley, a vécu une expérience tendant à démontrer que les compagnies de téléphonie sans fil n'agissent pas toujours avec le même empressement. « On a refusé les demandes de Vidéotron pendant sept ou huit ans avant de s'entendre sur l'implantation d'une tour sur le chemin Benoît », note-t-il.

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