Québec dédommagera Mine Jeffrey

Karine Vallières... (Archives La Tribune)

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Karine Vallières

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Yvan Provencher
La Tribune

(Asbestos) Le ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations (MEIE) a confirmé qu'une entente de remboursement vient d'être conclue entre le gouvernement du Québec et Mine Jeffrey à la suite du retrait d'un prêt de 58 M$ à la minière. Cette entente demeure confidentielle. Ce geste est relié directement à l'abandon des opérations de la mine de chrysotile d'Asbestos et du projet de relance qui était alors en cours. L'accord concerne certains investissements importants de capitaux investis préalablement dans le projet de relance.

La négociation complexe et ardue avait été entreprise il y a maintenant deux ans avec le gouvernement du Parti québécois par le biais du MEIE et d'Investissement Québec. Les discussions s'étaient poursuivies avec l'arrivée du gouvernement libéral. Pour obtenir cet arrangement financier, Mine Jeffrey a dû renoncer à ses droits d'exploitation minière et accepter des obligations relatives à la réhabilitation, la restauration et le réaménagement du site minier.

La députée de Richmond, Richmond, Karine Vallières, a avoué avoir des sentiments mitigés à la suite de la conclusion de cette entente. « Je suis soulagée du fait que ce dénouement nous permettra de passer à autre chose. D'autre part, cela fait remonter en moi un mauvais souvenir, soit le retrait du prêt de 58 M$ qui devait assurer la pérennité de plusieurs emplois et des redevances importantes pour notre MRC et pour toute l'Estrie. Il y a un coût important au choix politique qui a été fait, ce sont tous les contribuables du Québec qui vont payer pour cela. »

Karine Vallières, bien que n'ayant pas participé aux discussions relatives à cet accord, a précisé avoir acheminé aux instances concernées les préoccupations, les inquiétudes de la population et des élus d'Asbestos sur les pertes en taxation, la sécurisation des lieux, l'entretien du site et divers éléments reliés à la fermeture de la mine.

Le président de Mine Jeffrey, Bernard Coulombe, a préféré ne pas commenter cet accord de remboursement. Dans une brève entrevue accordée hier, il a tout de même mentionné que la conclusion de l'entente prendrait deux ans pour livrer les obligations sévères imposées à la minière relativement à la restauration et la sécurisation du site. Le but de l'homme d'affaires demeure de donner une nouvelle vie au complexe et d'y voir des industries s'y installer éventuellement. Il désire ainsi contribuer au travail de diversification économique entrepris dans le milieu.

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