Sourires, bonbons et... frousses

Dès la tombée du soleil vendredi, les enfants... (IMACOM, Claude Poulin)

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Dès la tombée du soleil vendredi, les enfants ont été nombreux à parcourir les rues de Windsor. Sur la rue Saint-Georges, le clown chic Michelle Goyette et la sanglante Marie Goyette avaient une centaine de sacs de bonbons à offrir dans un décor à faire frémir. Elles ont notamment reçu la visite du Night Stalker Jacob Daigneault et du pirate Antoine Daigneault.

IMACOM, Claude Poulin

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<p>Christine Bureau</p>

(Windsor) Peu importe le coin de l'Estrie dans lequel on se trouve, il n'y a qu'une seule raison qui pousse petits et grands à sortir le soir du 31 octobre pour cogner aux portes du voisinage, un chapeau de sorcière ou de pirate sur la tête : les bonbons!

La municipalité de Windsor ne fait pas exception. Vendredi soir, dans le quartier qui longe la rue Ambroise-Dearden, tous les enfants costumés avaient la même réponse. Qu'est-ce que vous aimez de l'Halloween? «Les bonbons!» répondaient-ils en choeur. Mais à voir le sourire qu'ils avaient en déambulant dans les rues, il y a fort à parier qu'ils trouvent aussi du plaisir à se costumer... et à arpenter les rues de leur quartier ainsi vêtus. «C'est super cool l'Halloween!» lance Fléa Côté, une élève de cinquième année déguisée en vampire. Elle est entourée de Mégane Morin, un petit diable en quatrième année, et de Fifi Brind' acier, alias Léa-Rose Viens. «C'est l'fun aussi de voir en quoi les autres se sont déguisées», lâche-t-elle en souriant.

Un peu plus loin dans le quartier, la sorcière de la rue Ambroise-Dearden attend déjà les enfants pour leur distribuer des bonbons. «C'est ma mère qui a parti ça de se costumer pour donner des bonbons aux enfants», raconte Sophie Duval. Cette journée-là, elle avait accepté de perpétuer la tradition en se rendant chez sa soeur, Gabrielle Duval. Sa nièce Camille, âgée de presque six ans, a elle aussi revêtu les habits de sorcière. Et pourquoi une sorcière, Camille? «Parce que je trouvais que j'étais belle», glisse-t-elle avec son sourire teinté de mauve.

Sophie Duval n'est pas la seule à s'être déguisée pour donner des bonbons. Sur la rue Saint-Georges, près de l'école secondaire du Tournesol, Marie Goyette et sa mère Michelle attendent patiemment les enfants, malgré l'air qui se rafraîchit pendant que le soleil commence à disparaître. À l'âge de 23 ans, Marie Goyette a envie de faire revivre aux enfants ce qu'elle a vécu quand elle était plus jeune. «Avant, on pouvait remplir un sac de poubelle plein de bonbons. Maintenant, les enfants ont de la misère à remplir un sac d'épicerie. Je veux que les jeunes de mon âge continuent d'aimer ce qu'ils ont vécu quand ils étaient enfants», dit-elle, le visage à moitié ensanglanté. «C'est du latex et du papier de toilette», m'assure-t-elle avec un clin d'oeil. Difficile à croire, surtout pour le petit garçon qui a décidé de s'aventurer trop près de Marie... et qui rebrousse aussitôt chemin. Comme quoi l'Halloween c'est aussi un peu pour se donner une belle frousse.

Par ailleurs, notons qu'aucun incident ne semble s'être produit lors de la soirée de vendredi sur le territoire couvert par La Tribune.

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