Les écoles privées sont un peu rassurées

Raymond Lepage... (Archives La Tribune, Claude Poulin)

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Raymond Lepage

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(SHERBROOKE) «J'avais confiance que le ministre entende raison avec tous les arguments que nous avons fournis.»

C'est ainsi qu'a réagi, jeudi, Raymond Lepage, président de l'Association des écoles privées de l'Estrie (AEPE), à la nouvelle voulant que l'idée de réduire de 50% ou plus les subventions aux écoles privées ait été écartée par le ministre de l'Éducation Yves Bolduc.

«C'est clair que les propositions que nous avons formulées vont faire économiser de l'argent au gouvernement. Il y a des économies d'échelle à faire», explique M. Lepage, qu'on connaît aussi comme le directeur général du Salésien. «Nous nous sommes fiés aux chiffres du ministère de l'Éducation. C'est difficile à contredire pour le ministre.»

«Mais c'est quand même rassurant de voir qu'il a changé d'idée.»

Selon une nouvelle de La Presse de jeudi, la pression se fait moins forte sur le ministère de l'Éducation dans le cadre de la révision des programmes gouvernementaux. Le premier rapport de la commission Robillard, qui sera remis au président du Conseil du trésor au début de la semaine prochaine, conclut que le Québec ne dépense pas trop en éducation.

La Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP) calcule qu'un élève au privé coûte 38% de celui au public et que le gouvernement fait donc des économies de 600 millions $ en maintenant le réseau en santé.

Pendant ce temps, les effets des compressions se font déjà sentir dans les écoles privées de la province et de la région estrienne, selon le mémoire déposé par la FEEP.

Toutefois, les «petits ajustements» au financement des écoles privées qui pourraient être apportés, comme ajoute le quotidien montréalais dans sa nouvelle d'hier, font tiquer M. Lepage.

La FEEP tiendra son assemblée générale annuelle la semaine prochaine à Québec. Yves Bolduc doit s'y pointer, dit-il.

«Il faudra voir ce que ça veut dire des petits ajustements. Je suis certain que nous aurons de bonnes questions à poser à M. Bolduc...»

«Les écoles privées ont fait leurs efforts. M. Bolduc a peut-être voulu préparer le terrain en vue de notre congrès», mentionne Raymond Lepage.

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