Val-Joli: le Ministère passe à une autre étape

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David Heurtel

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<p>Christine Bureau</p>

(Val-Joli) Le dossier de l'eau contaminée à Val-Joli a franchi une nouvelle étape cette semaine. Après avoir identifié l'ancien terrain de la station-service de la route 249 comme étant la source du benzène retrouvé dans les puits d'eau potable avoisinants, le ministère du Développement durable veut maintenant connaître l'ampleur de la contamination.

Selon l'ordonnance délivrée par le ministre David Heurtel, une nouvelle étude de caractérisation devra être menée d'ici trois mois sur les quatre terrains voisins de l'ancienne station-service, située à l'angle de la route 249 et du rang 10 Sud. « [Cette étude] permettra de connaître avec précision l'ampleur de la contamination actuelle et, le cas échéant, en ordonner la réhabilitation », explique le responsable des communications de la Direction régionale du Centre de contrôle environnemental de l'Estrie et de la Montérégie, Daniel Messier.

Depuis 2012, six échantillonnages menés sur plus d'une vingtaine de puits ont permis de découvrir la présence d'importantes quantités de benzène et de solvants commerciaux. Les tests ont démontré que la contamination au benzène « provenait de produits pétroliers du type de l'essence fraîche », poursuit M. Messier. En plus de leur nouvelle étude de caractérisation, les trois propriétaires du terrain ont donc 45 jours pour présenter un plan de réhabilitation du site de l'ancien Dépanneur Chênevert.

Mais si la source de benzène a pu être identifiée, la provenance des solvants commerciaux reste toujours inconnue. Située tout près, l'usine Constructions EDB a elle aussi mené une étude de caractérisation, en plus d'autres études supplémentaires. Or, les résultats ne permettent pas de prouver qu'il y a un lien entre l'usine et la présence de solvants commerciaux dans l'eau, fait valoir M. Messier. « Nous poursuivons nos démarches », insiste-t-il, tout en défendant le ministère du Développement durable de prendre du temps avant de clore le dossier. « Ce n'est pas si long pour tout le travail qui a été fait », soutient-il. Il rappelle que tout processus légal exige des délais.

Encore des questions

Du côté de la Municipalité comme du côté du Centre de contrôle environnemental de l'Estrie, il est impossible de confirmer si les citoyens touchés auront droit à une subvention pour les frais déboursés depuis deux ans. Ces derniers l'ignorent aussi. « Est-ce que ça sera possible? On va poser la question, mais je n'ai encore idée si on va pouvoir nous donner les réponses », a commenté Isabelle Duteau, l'une des résidantes touchées depuis 2012 par un avis de non-consommation de l'eau.

Elle croit cependant que cette ordonnance leur permettra d'avancer dans le dossier, peu importe l'étape à venir. « On est contents qu'il y ait enfin des résultats parce que ça va nous permettre de consulter et de voir ce qu'on peut faire. [...] Est-ce qu'on va engager des démarches [juridiques] personnelles ou est-ce que le gouvernement peut le faire à notre place? », se questionne-t-elle, encore indécise quant à la possibilité de mener le dossier devant la cour.

« Tout ce qu'on veut, c'est de l'eau potable et que notre maison ne perde pas sa valeur », rappelle son conjoint, Jonathan Lussier.

Le conseil municipal de Val-Joli a adopté le printemps dernier une résolution pour demander à la Ville de Windsor de pouvoir se raccorder en partie à son aqueduc. La directrice générale de Val-Joli, Julie Brousseau, n'a pas voulu dire où en était cette demande.

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