Faible taux de croissance des effectifs des infirmières

Le taux de croissance des effectifs des infirmières en Estrie au cours des... (Archives Le Quotidien)

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(SHERBROOKE) Le taux de croissance des effectifs des infirmières en Estrie au cours des dernières années a été parmi les plus faibles au Québec.

Depuis un an, l'augmentation a été de 1,4 pour cent et de 1,9 pour cent au cours des quatre dernières années, estime l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ).

À l'échelle provinciale, le taux de croissance a été de 1,1 pour cent sur un an, mais de 2,5 pour cent au cours des quatre dernières années.

Le nombre d'infirmières actives se situe à 2957 personnes  en région.  

Au Centre-du-Québec,  l'augmentation a été de 2,5 pour cent et de 3,2 pour cent pour les mêmes périodes de recensement. On y retrouve 1658 infirmières.

L'OIIQ confirme ainsi les chiffres annnoncés en septembre dernier par l'institut de la statistique du Québec.

Du jamais vu

Au Québec, le nombre de nouvelles infirmières dépasse la barre des 3000 depuis les trois dernières années, du jamais vu depuis les années 1970, indique OIIQ.

Selon l'ordre, 3606 nouveaux membres avaient fait leur entrée dans la profession en 2013-2014, soit 600 de plus que l'année précédente. Il s'agit d'une croissance de 1,1 pour cent de l'effectif total (de 73 145 infirmières), comparativement à un taux de croissance moyen de 0,7 pour cent depuis les quatre ou cinq dernières années. Ces nouvelles infirmières se retrouvent par ailleurs en majorité dans les soins dits «de première ligne».

Un taux de croissance qui est le bienvenu pour le réseau de la santé, alors que la vague des départs à la retraite appréhendée depuis le début des années 2000 semble atteindre son apogée, croit l'OIIQ: quelque 2350 membres de 55 ans ou plus n'ont pas renouvelé, en effet, leur inscription au Tableau de l'ordre, soit une centaine de plus que l'an dernier.

On a observé une croissance du nombre d'infirmières dans la plupart des régions du Québec en 2013-2014, sauf sur la Côte-Nord (-1,7 pour cent), à Laval (-1,0) et en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (0). Sur la Côte-Nord, cette baisse du taux de croissance des effectifs infirmiers atteint même 5,9 pour cent sur quatre ans, depuis 2009-2010.

Par ailleurs, la proportion des infirmières qui occupent un emploi à temps complet augmente lentement, mais demeure sous la barre des 60 pour cent. Chez les nouvelles infirmières, par contre, ce taux n'atteignait que 43,2 pour cent au cours de la dernière année, comparativement à 46,8 pour cent l'année précédente.

L'OIIQ note aussi une hausse de deux points de pourcentage, à près de 38 pour cent, du nombre d'infirmières québécoises titulaires d'un baccalauréat. Cette augmentation s'explique notamment par la reconnaissance, en février dernier, du diplôme français, mais aussi par le fait qu'un millier d'infirmières titulaires d'un diplôme d'études collégiales ont ensuite obtenu leur baccalauréat en 2013-2014, soit presque 300 de plus que l'année précédente.

Ce baccalauréat est d'ailleurs essentiel si l'on veut obtenir au deuxième cycle la certification d'«infirmière praticienne spécialisée» (IPS). Alors que le gouvernement du Québec s'est engagé en 2010 à financer la création de 500 postes d'IPS, l'OIIQ en comptait 232 au 31 mars 2014. Il s'agit de 49 de plus qu'à pareille date l'an dernier, et cette croissance est comparable à celle enregistrée annuellement depuis 2010, indique l'OIIQ.

«Il ressort que la cadence devra s'accélérer pour atteindre la nouvelle cible ministérielle de 2000 IPS en 10 ans», souligne cependant la présidente de l'Ordre, Lucie Tremblay. «Il s'agit d'un dossier prioritaire pour l'OIIQ.»

 

- Avec La Presse Canadienne

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