Les écoles Plein-coeur et Boisjoli récompensées

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<p>Christine Bureau</p>

(Richmond) La musique était à l'honneur lors de la remise des Prix de reconnaissance Essor de la région de l'Estrie. L'école Boisjoli de Sherbrooke s'est distinguée pour son projet On rap la dysphasie! tandis qu'à l'école Plein-coeur de Richmond, c'est le projet Je découvre Richmond qui s'est démarqué.

Si les deux écoles primaires avaient une chanson à présenter, c'est l'ensemble de leur démarche qui s'est vu récompenser hier matin, à Richmond. Pour l'école Boisjoli, le Rap de la dysphasie s'est révélé une façon pour les élèves du cours de communication qui ont des troubles du langage de partager leur réalité. « Mettez-vous à notre place/C'est pas toujours évident/Parce que je l'vis par en-dedans/Ça paraît pas dans ma face/On n'est pas tous si différents », clame le refrain. Un vidéoclip a également été tourné, où on les voit danser, travailler et s'amuser.

« Les épaules se sont redressées. C'est comme si les élèves ne voient plus ça comme une barrière, mais comme quelque chose qui fait partie d'eux », a expliqué l'enseignante du cours de communication, Nathalie Madore. « Les élèves étaient perçus comme courageux d'avoir fait ça », ont pour leur part témoigné la stagiaire qui a accompagné les élèves tout au long de l'année, Myriam Chouinard, et l'enseignante en musique, Éloïse Bibeau. Aujourd'hui, la vidéo a été vue par des dizaines de milliers de personnes et s'est rendue jusqu'en Europe.

Du côté de Richmond, c'est là aussi une création musicale qui a attiré l'attention du comité du Prix Essor, remis conjointement par les ministères de l'Éducation et de la Culture. Imaginée à partir de champs lexicaux dictés par les élèves de l'école Plein-coeur, la chanson Le chardon, la rose, le trèfle et le lys raconte l'histoire de Richmond et de ses environs. Elle a ensuite été mise en parole et en musique par l'auteur-compositeur-interprète de la région, Alexandre Belliard.

L'une des instigatrices du projet et enseignante à l'école Plein-coeur, Lyne Bourbeau, raconte avoir été inspirée par l'histoire de leur directrice, Jocelyne Morel, qui dit avoir la ville de Richmond de « tatouée sur le coeur ». « Pour moi, de leur faire développer ce sentiment d'appartenance [pour Richmond et sa région] était aussi important que de leur apprendre l'histoire de la Nouvelle-France tel que prescrit dans le programme », raconte-t-elle.

Aujourd'hui, tous les élèves de Plein-coeur connaissent et chantent de bon coeur ce qui est devenu « leur » chanson. Avec le prix de 2000 $ qui vient avec le Prix Essor, la direction de l'école aimerait créer un vidéoclip en collaboration avec Richmond et les municipalités environnantes, alors que l'enregistrement de la chanson en studio avec Alexandre Belliard et huit élèves de l'école s'est terminé cette semaine.

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