Hydro-Québec s'apprête à vendre la Forêt Drummond

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Hydro-Québec a annoncé cette semaine qu'elle comptait mettre en vente son domaine de 19 kilomètres carrés qui constitue une bonne partie de la Forêt Drummond, une aire récréotouristique notamment utilisée par Réseaux plein-air Drummond.

Cette annonce a eu de quoi inquiéter les amateurs d'espaces verts de la région qui considèrent cet immense terrain boisé comme un joyau. Les espaces verts de cette nature et de cette superficie se font effectivement rares dans ce coin du Centre-du-Québec. La bonne nouvelle, c'est que la Société d'État offre la possibilité aux trois municipalités sur lesquelles se retrouve la forêt de manifester en priorité leur intérêt pour les lopins de terre. Elles ont jusqu'au 28 mars pour le faire.

Le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, s'est fait rassurant, affirmant qu'il n'avait pas l'intention de laisser le terrain boisé se transformer en un vaste chantier de construction. L'immense domaine d'Hydro-Québec est zoné vert et il le restera selon le politicien.

«On va prendre les moyens, a-t-il lancé d'entrée de jeu. Est-ce que ça passera par la création d'un parc régional, d'une régie intermunicipale ou est-ce que ça se fera d'une autre façon? Nous nous consulterons afin d'obtenir une vue d'ensemble et de trouver une solution qui conviendra».

On ne sait pas pour l'instant quelle sera la somme d'argent demandée par Hydro-Québec pour la forêt, la Société d'État a indiqué qu'elle allait se référer au «prix du marché». On sait d'ores et déjà qu'un terrain en zone verte vaut beaucoup moins qu'un en zone blanche. Le problème, c'est que 11 des 19 kilomètres carrés mis en vente se retrouvent sur le territoire de Saint-Majorique-de-Grantham, une municipalité d'à peine 1400 habitants. Le prix à payer risque d'être beaucoup trop important pour être assumé par un faible nombre de contribuables. À ce sujet, le maire Cusson n'écarte pas la possibilité d'intervenir.

«Ça n'a pas toujours été le cas, mais Drummondville a une bonne entente avec sa voisine. Nous sommes deux nouveaux maires et nous avons une volonté de travailler conjointement. Cela dit, nous croyons que ce n'est pas nécessairement aux municipalités d'acquérir les terrains, ça pourrait davantage être un projet de MRC», a-t-il suggéré.

Des 19 kilomètres carrés de forêt, 5,5 se retrouvent en sol drummondvillois et 2,5 à Saint-Majorique, on évalue globalement à environ 7 millions $ le prix à payer pour en faire l'acquisition.

Parmi les stratégies qui pourraient être utilisées par les municipalités dans le cadre des négociations, il y a l'application d'un zonage restrictif. Cette mesure aurait pour effet de dissuader une grande majorité d'acheteurs.

Réseau plein-air Drummond est lié à un bail avec Hydro-Québec jusqu'à la fin de la saison estivale 2016. Le maire Cusson entend réunir son comité sports-loisirs, ainsi que quelques personnes influentes du domaine, au cours des prochaines semaines afin d'établir la marche à suivre et les pistes de solution à envisager.

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