Magog coupe la Route verte

La Ville de Magog a été forcée de bloquer l'accès à... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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La Ville de Magog a été forcée de bloquer l'accès à une portion de la Route verte au terme de discussions infructueuses avec le propriétaire d'un large terrain traversé par cette importante piste cyclable.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(MAGOG) La Ville de Magog a été forcée de bloquer l'accès à une portion de la Route verte au terme de discussions infructueuses avec le propriétaire d'un large terrain traversé par cette importante piste cyclable.

La Route verte est fermée entre la rue du Belvédère et le ruisseau Boily à Magog. Le tronçon devenu inaccessible s'étend sur environ 300 mètres. On a prévu un détour par le réseau routier afin de permettre aux cyclistes de contourner la section problématique.

Dans un communiqué de presse, la Ville de Magog indique que «cette situation est hors de son contrôle et qu'elle a entrepris les démarches nécessaires pour y remédier dans les meilleurs délais».

Selon les informations obtenues, le propriétaire du terrain, le producteur agricole Jacques Lamontagne, a décidé de ne pas renouveler une servitude de passage cédée dans le passé en raison d'une série de différends avec la municipalité.

Joint par La Tribune, M. Lamontagne a fourni peu de détails sur ses motivations. Néanmoins, tout en se déclarant prêt à discuter, il n'a pas caché son insatisfaction à l'égard des autorités municipales.

Plus tôt cette année, le producteur agricole avait notamment effectué une sortie publique en compagnie des frères Jocelyn et Christian Gaudette dans le but de dénoncer de récentes orientations prises par la Ville en matière de développement immobilier.

Jacques Lamontagne et les frères Gaudette avaient fait part de leur mécontentement, car, à cause d'une nouvelle classification des terrains à Magog, ils ne pourront se lancer dans le développement immobilier avant une période de 15 ans. «Je n'aime pas qu'on me classe. Pour moi, c'est une forme d'intimidation», avait alors confié à La Tribune le premier des trois hommes.

Chef de la division des parcs à la Ville de Magog, Sylvain Longpré aurait évidemment préféré qu'une entente intervienne avec M. Lamontagne. Mais il ne veut pas blâmer le producteur agricole et souligne plutôt qu'il a eu la gentillesse d'attendre la fin de la saison de vélo pour agir. «Il a été responsable», affirme-t-il.

Pour la municipalité, la décision du propriétaire du terrain risque d'avoir des impacts négatifs. Le réseau cyclable qu'elle possède l'aide à attirer des touristes et, qui plus est, le tronçon touché est un des plus agréables lorsqu'on roule à vélo sur le territoire de Magog.

Une expropriation?

Dans une telle situation, une municipalité a la possibilité de recourir à l'expropriation, ceci pour que la bande cyclable - et non un terrain en entier - passe entre ses mains. D'ailleurs, en pareilles circonstances, Magog a déjà eu recours à l'expropriation dans au moins un cas dans le passé.

Mais Jacques Lamontagne est persuadé que la municipalité n'aurait pas le droit d'avoir recours à l'expropriation. «Ça couperait mon terrain en deux et une de ses parties deviendrait enclavée. Je me suis informé et ce serait interdit», déclare-t-il.

La mairesse de Magog, Vicki May Hamm, juge pour sa part qu'il est «urgent de régler la situation, étant donné que les marcheurs se promènent sur la piste cyclable dans ce secteur en hiver».

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