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Plus que sa part en désintox

L'Estrie est surreprésentée en matière de places certifiées en ressources de... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) L'Estrie est surreprésentée en matière de places certifiées en ressources de désintoxication en alcool et toxicomanie.

La chef de programme en santé mentale à la Direction des services aux adultes au CSSS-IUGS, Émilie Audet, s'inquiète de cette surreprésentation du nombre de personnes traitées pour leur dépendance à Sherbrooke en lien avec le risque d'itinérance.

«Cette surreprésentation amène un flot de clientèle importante avec des problèmes de santé mentale et toxicomanie. Après leur thérapie, ils ne retournent pas nécessairement dans leur région d'origine. Certains restent ici sans avoir de réseau parce qu'ils ne viennent pas d'ici. Ça peut expliquer une hausse du problème d'itinérance en attendant de se créer un réseau», estime Émilie Audet.

Sur les 2900 places certifiées au Québec, 447 places sont en Estrie.

«Si l'on fait une comparaison, l'Estrie dispose de 15 pour cent des places disponibles même si elle compte environ quatre pour cent de la population du Québec. Nous avons effectivement une surreprésentation des places disponibles en toxicomanie», explique Marie-France Daigle, responsable en certification des ressources en toxicomanie à l'Agence de la santé et des services sociaux en Estrie (ASSS-Estrie).

«Nous ne pouvons limiter le nombre de ressources en toxicomanie sur un même territoire.»


Sur les 96 ressources en toxicomanie au Québec, l'Estrie en compte dix dûment certifiées et une en attente de renouvellement.

«De toutes les ressources en Estrie, plus de 67 pour cent sont à Sherbrooke. En fait, 301 places certifiées se retrouvent dans les cinq ressources établies à Sherbrooke. Il y a effectivement une concentration des ressources en toxicomanie à Sherbrooke», analyse le chef de service en performance, qualité et communication à l'ASSS-Estrie, Olivier Lemieux-Girard.

«Nous ne pouvons limiter le nombre de ressources en toxicomanie sur un même territoire. Nous accordons la certification sur les critères établis en fonction la qualité et de la sécurité des services. Nous regardons entre autres les programmes et les activités en fonction des normes et critères du Ministère», mentionne Marie-France Daigle.

C'est donc dire que de nombreuses personnes aux prises avec des problèmes de dépendance à l'alcool et aux stupéfiants viennent dans la région pour être traitées.

Le sénateur Patrick Brazeau en est un exemple de personnes venues en Estrie pour vaincre leur problème.

Le tribunal à Gatineau a remis le sénateur en liberté à la condition qu'il se soumette à un programme du Domaine Orford de la rue Moore à Sherbrooke. Patrick Brazeau doit suivre une thérapie fermée de deux mois à la suite de son arrestation après s'être trouvé en état d'ébriété dans un véhicule stationné à Gatineau, dans lequel se trouvait aussi un couteau.

Quatre ressources en Estrie reçoivent la clientèle provenant des services correctionnels, soit le Domaine Orford, où se trouve le sénateur Brazeau, le domaine Perce-Neige, la maison Nouvelle-Vie et la Maison ReNasci.

Le Centre Corps, Âme et Esprit a entrepris son processus de renouvellement.

«Chaque ressource doit être réévaluée au bout de trois ans. Nous commençons le deuxième tour de roue en Estrie, car les premières certifications ont été octroyées en 2010. Il est assez exceptionnel qu'une certification soit retirée. C'est cependant arrivé en juin dernier à la Maison l'Estime d'Asbestos», précise Olivier Lemieux-Girard.

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