Vol à la Ferme piscicole des Bobines

Normand Roy... (Courtoisie, Maryse Audet)

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Normand Roy

Courtoisie, Maryse Audet

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(East Hereford) La Ferme piscicole des Bobines d'East Hereford vient d'être victime d'un vol de production, soit des filets de truite fumée et de truite fraîche emballés sous vide. La valeur des produits volés est estimée à 1500 $.

Le fondateur et copropriétaire, Normand Roy, attribue entre autres cet intérêt soudain à son passage à une émission de télévision diffusée dimanche dernier où M. Roy y vantait les mérites de sa truite fumée à chaud. Une publicité qui s'est avérée coûteuse. «Ce sont des choses qui peuvent arriver, mais il est certain que nous allons augmenter la sécurité des lieux», déclare l'homme d'affaires.

Or, il n'y aurait pas eu d'entrée par effraction, un employé malencontreusement ayant oublié de verrouiller une des portes de l'usine. Sans compter qu'il n'y avait aucun détecteur de mouvements dans cette section de l'usine, un élément qui sera corrigé dès cette semaine. «Ils ont eu la boîte à lunch facile!» lance M. Roy avec une pointe ironie.

«Depuis un certain temps qu'on se dit qu'on aurait du personnel qui travaillerait de nuit, ce vol va sans doute nous inciter à devancer notre projet», partage M.Roy. Ce nouveau quart de nuit répondrait, d'une part, à un besoin d'expansion de l'entreprise et, d'autre part, à assurer une meilleure sécurité sur les bassins destinés à l'élevage des truites, le tout étant surveillé à distance par ligne téléphonique. En cas de panne, impossible d'être informé de la situation, ce qui s'est produit l'été dernier. «Nous avons tout juste 15-20 minutes pour réagir. Heureusement, il n'y a pas eu de bris à ce moment-là. Il est certain qu'on devrait apporter les correctifs avant que les choses ne se produisent, mais on manque souvent de temps ou d'argent.»

Une entreprise en expansion

«Notre entreprise va très bien, mais au Québec, le secteur de l'élevage de la truite est en déclin de 50 % depuis 2000», partage Normand Roy. Selon lui, les contraintes environnementales de plus en plus sévères seraient à l'origine de plusieurs faillites ou abandons. De fait, 95 % de la truite consommée au Québec proviendrait de l'extérieur.

«Cela fait 39 ans que je travaille dans cette production. Nous avons eu plusieurs contraintes, mais nous avons toujours réussi à passer à travers et à continuer à évoluer», explique M. Roy.

Par ailleurs, Normand Roy invite la population à se montrer vigilante si on lui offre d'acheter des filets de truite fumée et de truite fraîche dont les emballages ne sont pas identifiés par des codes à barres, signe que ces produits ont été volés à même l'usine de transformation.

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