Ce que le cheval peut nous apprendre sur nous-mêmes

Le leadership, la cohérence de nos actions, la... (La Tribune, Christine Bureau)

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Le leadership, la cohérence de nos actions, la force de notre non-verbal; voilà ce qui donne envie à un cheval de nous suivre. Mais au contraire, un manque de confiance en soi le rebutera, affirme Violaine Fortin, qui dirige des ateliers d'«apprentissage guidé par les chevaux» sur la ferme Brio.

La Tribune, Christine Bureau

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<p>Christine Bureau</p>

(Racine) En s'installant à la ferme Brio il y a six ans, Violaine Fortin a voulu donner une âme à son centre équestre. Et c'est en laissant cavaliers et chevaux dévoiler leurs propres couleurs qu'elle s'assure que tous y sortent gagnants.

«Les chevaux ont une sensibilité incroyable. Ils prennent une photo immédiate de nous, de notre langage non verbal, de notre état, de nos émotions. Il y beaucoup de nuances là-dedans», fait-elle valoir. Pour Violaine Fortin, l'humain a beaucoup à tirer de cette sensibilité équine.

«Il n'y a pas de zones grises pour un cheval. Quand on fait des jeux, des activités, il embarque ou il n'embarque pas. C'est tout ou rien, mais il le fait toujours sans jugement», énonce-t-elle. À partir de là, c'est à la personne de découvrir pourquoi le cheval n'a pas envie de la suivre.

«Il faut se poser des questions. On doit tomber dans un esprit créatif, revoir nos stratégies. Il y a déjà un changement d'attitude qui est en train de s'amorcer», souligne-t-elle.

Mais ne s'improvise pas maître de cet apprentissage qui veut. Violaine Fortin s'est rendue en Californie il y a trois ans, suivre une formation Equine Guided Education, qu'elle traduit par «Apprentissage guidé par les chevaux».

Elle applique désormais cette philosophie au quotidien. «L'idée, c'est de travailler avec le cheval afin qu'il nous amène à découvrir quelque chose sur nous», résume-t-elle.

Elle donne en exemple ce groupe de gestionnaires, venu suivre un atelier à la ferme. La consigne était simple : guider les chevaux dans une seule direction. Une consigne simple, vraiment? Dans le coin, une dame laissait brouter son cheval, attendant qu'il vienne vers elle.

Violaine Fortin a tout de suite saisi ce qui n'allait pas. «C'est vrai que ça peut être intéressant au travail de laisser quelqu'un aller avec son travail. Mais au départ, ça prend quelqu'un qui donne une direction», suggère-t-elle. Après la séance, cette gestionnaire s'est questionnée, se demandant si elle était vraiment là où ses compétences devaient la mener. «L'apprentissage guidé par les chevaux, c'est un propulseur de changement. Ce n'est pas thérapeutique, [...] même si ça peut le devenir par la force des choses», explique Violaine Fortin.

Plus que des ateliers

Il n'y a pas que les gestionnaires qui peuvent apprendre des chevaux. En fait, la clientèle de Violaine Fortin est aussi diversifiée que le genre de problème auxquels ils sont confrontés.

Un jeune garçon en proie à des crises d'anxiété a vécu ses démons en côtoyant Fresco, un cheval lui aussi plutôt anxieux. Une Américaine en visite a quant à elle compris qu'elle devait laisser plus de liberté à son garçon. «Il n'y a rien de magique, rien de scientifique», objecte toutefois Violaine Fortin.

En marge de ces ateliers, cette passionnée entraine aussi des jeunes doués pour la compétition, en plus de faire de l'élevage. Comme elle possède un manège intérieur, elle peut entrainer ses chevaux à longueur d'année.

Et comme si son emploi du temps n'était pas assez rempli, elle cherche aussi à combler les quelques places en pension qui lui restent. Avis à ceux qui recherchent un centre équestre... avec une âme.

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